M. DE FELLENBF.RG.
Cette digression n’est point dirigée contre lemode d’enseignement historique en usage àHofwyl, et je ne présume pas que l’on ne s ysoit pas encore aperçu du défaut d’analogieentre les temps anciens et modernes, J’ai déjàobservé que l’on évite de conduire les élèvesjusqu’à l’histoire des derniers temps; ils nes’en occupent que vers la fin de leur éduca-tion, et lorsque leur jugement est tout-à-faitformé et mûri par l’étude; on voudrait qu’ilsentrassent dans le monde sans opinion déter-minée sur les partis qui le divisent. Les jour-naux et les brochures politiques sont, par cettemême raison, exclus de Hofwyl.
J/étude des mathématiques est poursuiviesans interruption depuis l’arrivée de l’élèvejusqu’à son départ pour l’Université; chaqueproblème est analysé et expliqué dans tous lessens possibles, avant de passer outre, quoiqued’une manière plus ou moins rapide, suivantles capacités, car on ne cherche point à fairemarcher d'un pas égal des talens trop inégaux.L’intérêt et l’attention de ceux qui n’ont qu’uneaptitude ordinaire sont entretenus par l’appli-cation de la science aux objets pratiques; ceux-là seuls qui se trouvent avoir des dispositionsmarquantes passent aux mathématiques pures;mais au milieu de leurs succès, ou prend soinde les mettre en garde contre l’orgueil calcula-