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« ce b.de gouvernement-ci, » dit-il en levant
les épaules. On peut juger, par cet échan-tillon , des opinions populaires. Du côté duValais , les changemens qui ont eu lieu sont aucontraire vus favorablement. On conçoit facile-ment que le gouvernement sarde s’empressepeu d’entretenir à grands frais line route depur luxe, et qui l’expose en temps de guerre,pour le plaisir de faire voyager plus commo-dément quelques Anglais et quelques Russes ;car ce n’est point une route de commerce, iln’y a encore passé que des chaises de poste etdu canon. L’Autriche a le même intérêt, et lesSuisses encore plus. Ne pas entretenir cetteroute, c’est la détruire (i); ainsi son sort est
(1) Je ne salirais m’empêcher de transcrire ici l’anec-dote intéressante rapportée par M. Ebel. Pendant queBonaparte passait le grand Saint-Bernard , le 27 mars 1800,on envoya le général Béthencourt, à la tête d’une colonnede mille hommes, avec ordre de passer le Simplon j deschutes de neiges et de rochers avaient emporté un pont,de sorte que le chemin se trouvait interrompu par unabîme épouvantable de soixante pieds de largeur : un vo-lontaire plein d’intrépidité s'offrit de tenter l’entreprise laplus hasardeuse j il entra dans les trous de la paroi laté-rale , lesquels servaient auparavant à recevoir les poutresdu pont, et en passant ainsi ses pieds d’un trou dansl’autre, il arriva heureusement sur l’autre bord du pré-cipice ; une corde dont il avait apporté le bout fut fixée àhauteur d’appui des deux côtés du rocher : le général Bé- 1