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facile à prévoir. J’observai au bas du Simplon un énorme bloc de marbre blanc, de trente-deux pieds de long et quatre pieds et demi dediamètre, près de la carrière d’où il venait d’êtretiré, et destiné à former le fût d’une colonne.Le passage qui s’ouvre à vos yeux , au sortirdes ténèbres du Valvedro, est propre à donnerl’idée la plus avantageuse de l’Italie : ce sont demagnifiques prairies couvertes des plus beauxtroupeaux, des villages d’une architecture sin-gulière, mais où rien n’annonce la pauvreté ;des champs de maïs, des mûriers couverts depampres; une belle vallée terminée à droite età gauche par des collines bien boisées, où denombreuses maisons de campagne,semblables
thencourt passa le second après lui, suspendu à la cordeau-dessus de l’abîme, et cherchant à appuyer ses piedsdans les trous de la paroi ; après quoi les mille soldatsqu’il commandait le suivirent tous, chargés comme ilsl’étaient de leurs armes et de leurs havresacs. En mé-moire de cette action hardie on a gravé dans le roc le nomdes officiers français etlielvétiens. Il se trouvait cinq chiensà la suite de ce bataillon : lorsque le dernier homme eutfranchi le pas , ces pauvres animaux se précipitèrent tous àla fois dans l’abîme ; trois d’entre eux furent entraînés àl’instant par les eaux impétueuses du torrent du glacier ;les deux autres eurent assez de force pour lutter avecsuccès contre le courant, et, parvenus sur la rive op-posée, ils grimpèrent jusqu’au haut de la paroi où ilsarrivèrent tout écorchés aux pieds de leurs maîtres.