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Tome I.
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LE SIMPLON .

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facile à prévoir. Jobservai au bas du Simplon un énorme bloc de marbre blanc, de trente-deux pieds de long et quatre pieds et demi dediamètre, près de la carrière d il venait dêtretiré, et destiné à former le fût dune colonne.Le passage qui souvre à vos yeux , au sortirdes ténèbres du Valvedro, est propre à donnerlidée la plus avantageuse de lItalie : ce sont demagnifiques prairies couvertes des plus beauxtroupeaux, des villages dune architecture sin-gulière, mais rien nannonce la pauvreté ;des champs de maïs, des mûriers couverts depampres; une belle vallée terminée à droite età gauche par des collines bien boisées, denombreuses maisons de campagne,semblables

thencourt passa le second après lui, suspendu à la cordeau-dessus de labîme, et cherchant à appuyer ses piedsdans les trous de la paroi ; après quoi les mille soldatsquil commandait le suivirent tous, chargés comme ilslétaient de leurs armes et de leurs havresacs. En mé-moire de cette action hardie on a gravé dans le roc le nomdes officiers français etlielvétiens. Il se trouvait cinq chiensà la suite de ce bataillon : lorsque le dernier homme eutfranchi le pas , ces pauvres animaux se précipitèrent tous àla fois dans labîme ; trois dentre eux furent entraînés àlinstant par les eaux impétueuses du torrent du glacier ;les deux autres eurent assez de force pour lutter avecsuccès contre le courant, et, parvenus sur la rive op-posée, ils grimpèrent jusquau haut de la paroi ilsarrivèrent tout écorchés aux pieds de leurs maîtres.