5ç)2 GENEVE, LONDRÉS ET LES ÉTATS-UNIS .
faire que de le prendre pour modèle ; le prin-cipe se réduitcomme je viens de ledire,à classerles prisonniers , à les séparer, les occuper.Dans le nouvel établissement pénitenciaire deLondres , les condamnés à la réclusion sontenfermés absolument seuls pendant quelquessemaines, ensuite travaillent trois ensemble,et jamais davantage, excepté lorsqu’ils se pro-mènent une heure par jour dans la cour. Dansles Etats-Unis , les chambres de travailleursréunissent un grand nombre de prisonniersauxquels on enjoint le silence, ce qui revientau même qu’un moindre nombre, et n’exige pasun local aussi dispendieux. Le travail ne peutêtre imposé aux détenus, avant la condamna-tion, mais il pourrait être facilité et encouragéavant comme après. L’obstacle au perfection-nement des prisons et de l’hôpital de Genève semble être le manque de place, occasionnépar l'enceinte étroite des fortifications; mais iln’est assurément pas nécessaire que ces éla-blissemens soient dans cette enceinte. Le faitest que les institutions de toutes espèces àGenève ont été passables de si bonne heure,que la nécessité de les rendre meilleures n’ajamais été assez impérieuse pour se faire écou-ter. Les Genevois devraient cependant sentirqu'il leur est plus indispensable qu’à tout autrepeuple d’être parfaits pour assurer, non seule-