Buch 
Verhandlungen des Ersten Internationalen Mathematiker-Kongresses : in Zürich von 9. bis 11. August 1897 / hrsg. von Ferdinand Rudio
Entstehung
Seite
251
JPEG-Download
 

Statique non-euclidienne.

Par

J. Andrade à Rennes .

I. En se fondant sur le théorème dEuler relatif aux rotationsfinies, on voit aisément que les vecteurs représentatifs des vitesses derotations possibles sont composables lorsquils sont concourants; etquils sont réductibles à une infinité de systèmes équivalents dans lecas général.

Le mot composable signifie seulement quil existe pour lesrecteurs concourants une opération de composition (désignons-la pourabréger par -j-) qui jouit des propriétés suivantes:

a) lopération est commutative ou A -j- B = B -j- A,

b) lopération est associative ou A -j- (B -j- G) = A -j- B -j- C,

c) lopération est invariante à légard des repères de positions,

d) lopération est continue,

e) lopération se confond, pour deux vecteurs portés par une mêmedroite, avec laddition algébrique des segments.

On peut se proposer de rechercher la composition des vecteursconcourants. On trouve alors, en faisant usage de léquation dePoisson

9>0 + y) + ç> (« y) = 2 9>0) <p(y)

avec les conditions aux limites

cp(0) = 1 (p (y) = 0, ce qui donne <p(a;) = cos a:,

que la composition des forces*) concourantes et que la trigonométriesphérique sont indépendantes du postulatum dEuclide .

Par exemple soient A et B deux vecteurs et C le vecteur résul-tant; soient a , b, c leurs intensités respectives on aura:

a _ b _ c

sin (IlC'C) sin ( C, A) sin (A^B)

*) Vecteur ou force désignent ici la même chose.