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Verhandlungen des Ersten Internationalen Mathematiker-Kongresses : in Zürich von 9. bis 11. August 1897 / hrsg. von Ferdinand Rudio
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II. Teil: Wissenschaftliche Vorträge.

tésimale. Cest aux travaux de ces deux savants que Barrow, quiles cite expressément, a attaché immédiatement la découverte dontnous venons de parler.

Rappelons à cet égard que Galilée , pour trouver lespace parcourudune vitesse uniformément accélérée, représente le temps t par desabscisses, la vitesse v par les ordonnées correspondantes dune ligne quidevient dans ce cas particulier une droite; alors lespace e parcouru pendantle temps t sera représenté par laire du triangle limité par cette droite,par lordonnée correspondante à ce temps t et par laxe des abscisses.La trajectoire dun corps lancé horizontalement, étudiée aussi parGalilée , représente dune autre manière la relation entre les mêmestrois quantités t, e et v. Pour plus de commodité nous appliqueronscette nouvelle représentation à la même figure, ce qui nous est possibleparce quon peut égaler à t labscisse du point mobile restant propor-tionnelle à t. Lordonnée aura la valeur représentée antérieurement,dans le cas dun corps tombant, par e. Cest à la dernière figure queTorricelli a attaché sa détermination de la tangente dune parabole,détermination quil a ensuite généralisée, lui comme Roberval. Lerapport v des vitesses verticale et horizontale sera égal à celui delordonnée e et de la sous-tangente. Voilà une nouvelle représentationde la relation entre les trois quantités t, e et v, celle que nous écririons

v = ^|, tandis que nous écririons la première e = Jvdt. En substi-tuant à la vitesse uniformément accélérée une vitesse dépendant dunemanière quelconque du temps, on aura précisément le caractère réci-proque, qui nous occupe.

Cest de cette manière que Barrow la obtenu. Cependant il nese borne pas à cette démonstration cinématique; mais il en donne plustard aussi une démonstration géométrique. Cette fois il réunit, luiaussi, les deux courbes dans la même figure. Soient y et v lesordonnées de deux courbes passant par lorigine qui correspondent àla même abscisse x, et soit donné que laire limitée par la courbe («),lordonnée v et labscisse x, est égale à ay, a étant constante. Alorson aura pour déterminer la sous-tangente:

OL = L.

S t a

Barrow montre en effet, par la considération de points placés sur lacourbe ( y ) des deux côtés de M, que la droite déterminée par cettevaleur de S t reste du même côté de la courbe (y).

Il regarde expressément lune des deux courbes comme arbitraire,ce qui revient à regarder y ou v comme une fonction absolument