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Verhandlungen des Ersten Internationalen Mathematiker-Kongresses : in Zürich von 9. bis 11. August 1897 / hrsg. von Ferdinand Rudio
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B. Vorträge der Sektionssitzungen.

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Descartes et Fermât commencèrent à germer les semences du calculinfinitésimal quArchimède avait jetées et quun terrain stérile avaitconservées intactes pendant des centaines dannées; et cest précisémentà cette époque que la théorie de certaines courbes particulières ac-complit des progrès de la plus haute importance, progrès qui, enlangage moderne, peuvent se désigner comme déterminations de lanature analytique de certaines fonctions quon rencontre dans la géo-métrie. En effet, nest-elle pas de cette espèce la recherche qui con-duisit Pascal à conclure que tout arc de parabole est égal en longueurà un arc convenablement choisi de spirale dArchimède et vice-versa?Quelques lignes de calcul sont aujourdhui suffisantes pour vérifierlexactitude de cette proposition; mais quelle pénétration desprit étaitnécessaire pour apercevoir lidentité darcs apparemment si différents!dautant plus que le problème de la rectification dune courbe estun de ceux qui avaient brisé les armes des anciens géomètres, unproblème en présence duquel Archimède lui-même avait se dé-clarer vaincu.

Le résultat inespéré atteint par lauteur des Pensées encourageales mathématiciens à essayer de mesurer les lignes qui ne sont pasdroites ou du moins à sefforcer de comparer entre elles des lignesdifférentes. Nous voyons, en conséquence, immédiatement après Pascal,Fermât généraliser le théorème rapporté ci-dessus, en établissant quetout arc dune parabole dordre supérieur est égal à un arc con-venablement choisi dune de ces spirales quil avait obtenues engénéralisant la définition de la spirale dArchimède . Et peu de tempsaprès, presque dans le même temps et indépendamment les uns des autres,le Français Fermât, lAnglais Neil et le Hollandais van Heurat découvrentla première courbe algébrique exactement rectifiable: la parabole semi-cubique.*) Cette mémorable découverte conduisit plus tard le comte deFagnano à la conception dautres paraboles se trouvent des couplesdarcs dont la différence est rectifiable, et à ces grandes recherchessur la rectification de lellipse et de la lemniscate, qui sont un splen-dide prélude et une préparation efficace à la théorie des fonctionselliptiques. Il faut ajouter que les nombreuses recherches sur lescourbes dont la rectification dépend de fonctions données davance sontdune nature analogue: parmi les fruits quelles ont donnés, il suffitde citer la découverte des courbes de Serret et des spiralessinusoïdes.

*) Auparavant E. Torricelli avait remarqué que la spirale logarithmiqueest exactement rectifiable.