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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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DIVISION FINALE DE L'EMPIRE.

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près aux Goths. La grande invasion avait également amenédans cette région les Avares, peuple d’origine touranienne,et ce fait eut des conséquences énormes. En effet? lesGépides en Dacie, et les Lombards en Pannonie, pouvaientfonder deux états teutoniques placés sur les frontières del’Orient et de l’Occident ; ils auraient pu encore envahirl’empire d’Orient, comme les Francs et les Goths avaientenvahi l’empire d’Occident, et changer ainsi complètementla face de l’histoire. Au lieu de cela, les Lombards firentalliance avec les Avares pour renverser les Gépides (566),puis ensuite ils passèrent en Italie (567). Les progrès des éta-blissements teutoniques dans ces régions se trouvèrent ainsiarrêtés; des voisins bien plus dangereux pour l’Empire, lesSlaves, furent alors à même de jouer en Orient le même rôleque les Teutons en Occident. Mais tandis que l’Orient perdaitcette chance de rénovation, car c’est ainsi que les chosesse seraient passées, l’établissement des Lombards en Italiefut le commencement d’un nouvel état teutonique danscette région. Mais il n’y avait aucune probabilité pour quecet état pût devenir un royaume national teutonique detoute lltalie, comme avait bien pu l’être la domination desOstrogoths. La conquête lombarde de l’Italie ne fut à aucuneépoque une conquête complète ; une partie de la péninsulefut occupée par les Lombards ; une partie resta aux empe-reurs ; et les possessions lombardes et impériales se mêlaientde manière à empêcher la formation d’une sorte d’uniténationale sous l’un ou l’autre des deux pouvoirs. Le prin-cipal établissement des Lombards était dans le nord de l’Ita-lie où ils fondèrent le grand royaume qui n’a pas cessé deporter leur nom; dans le sud, ils possédaient les deux petitsétats de Spolète et de Bénévent. Mais Ravenne, résidence desexarques, Rome, Naples, Venise étaient toujours les centresde districts qui continuaient à reconnaître l’autorité impé-riale. Les empereurs conservaient également les extrémitésdes deux presqu’îles méridionales, et à l’époque où noussommes ils avaient aussi les trois grandes îles. Les rois