DIVISION FINALE DE L’EMPIRE.
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résister à l’abri de leurs forteresses dans des montagnesinaccessibles. Les Sarrasins franchirent même les Pyrénées,et enlevèrent aux rois visigoths la dernière province quileur restait en Gaule, la Septimanie. Narbonne, Arles, Nîmesdevinrent toutes pendant quelque temps des cités sarra-sines (713-755).
Les trois parties principales de l’Empire opposèrent à cetteterrible invasion une résistance bien différente. Les pro-vinces orientales, où la civilisation grecque ou romaine n’avaitjamais été que superficielle, tombèrent au premier choc.L’Afrique, qui avait été largement romanisée, résista pendantsoixante ans. Les provinces de l’Asie Mineure, alors complè-tement grecques, furent souvent ravagées, mais jamais con-quises. L’Espagne et la Septimanie furent bien plus facile-ment conquises que l’Afrique, ce qui tendrait assez à prouverque les Visigoths n’étaient toujours pour leurs sujets romainsque des étrangers.
Après que l’Espagne eut été conquise, la domination duCalife atteignit sa plus grande étendue dans les trois conti-nents (714'). Des conquêtes détachées furent faites en Europependant longtemps encore, mais en général la puissance desSarrasins diminua. Quarante ans plus tard, ils perdaient Sind ,leur possession la plus lointaine en Orient (750). Cinq ansaprès, l’Espagne tombait au pouvoir d’une dynastie rivale,qui devint dans la suite un califat rival (755). Cette mêmeannée, la domination sarrasine recula pour la première foisen Europe. En effet, si la bataille de Tours (732), semblableà la défaite d’Attila à Châlons, n’eut d’autre résultat qued’empêcher les changements considérables qui se seraientproduits sur la carte, il n’en fut pas de même lorsque laprovince de Septimanie ou Gothie, la seule que les Sarrasinspossédassent au delà des Pyrénées, leur fut enlevée par lesFrancs (755).
Slaves et Touraniens au sixième siècle. —
Les migrations du sixième siècle commencent à nous révélerune nouvelle branche de la famille aryenne, composée de na-