DIVISION FINALE DE L’EMPIRE.
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côtes septentrionale et orientale du Pont-Euxin lui appar-tinssent encore, l’Empire se voyait enlever la plus grande par-tie de cette péninsule européenne qui semble devoir être lapossession immédiate de la nouvelle Rome.
L’Empire Romain à la fin du septième siècle.— Mais de même qu’en Occident, si la puissance territorialede l’Empire avait diminué, son influence morale avait con-sidérablement grandi. Toutes les nations qui s’étaient ré-pandues dans ces provinces embrassèrent progressivementle christianisme sous sa forme orientale, et leurs regardsse sont toujours tournés vers la nouvelle Rome avec unsentiment de même nature, mais moins accentué, que celuiqui attirait les regards de l’Occident vers l’ancienne. Néan-moins, au commencement du huitième siècle, la puissanceimpériale, tout en se maintenant encore sur quelques pointsdepuis les colonnes d'Hercule jusqu’au Bosphore cimmérien,ne s’exerçait plus d’une façon continue que sur un bien petitespace comprenant la Thrace et cette solide péninsule del’Asie Mineure que les Sarrasins avaient tant de fois ravagée,mais jamais conquise. Les montagnes ont pris la place desfleuves comme grandes frontières de l’Empire ; au lieu duDanube et de l’Euphrate le terminus romain a reculé jusqu’àl’Hémus et au Taurus.
II
LA DOMINATION FRANQUE DU VI- AU IX* SIÈCLE
Conquêtes en Germanié et en Gaule ausixième siècle. — Pendant que l’empire d’Orient voyaitainsi sa puissance diminuer, celle des Francs grandissait enOccident, et devait finalement le supplanter par la créationd’un empire rival. Leurs rapports, d’ailleurs, ne furent pen-