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DIVISION FINALE DE L'EMPIRE.
dant un certain temps que tout à fait accidentels. La partiede l’empire d’Occident qui se ressentit le moins du réveilde la puissance romaine en Orient fut, immédiatement aprèsla Grande-Bretagne qui avait complètement cessé d’appar-tenir au monde romain, l’ancienne province de Gaule trans-alpine. Les Francs étendirent rapidement leur domination,à la fois en Germanie, leur ancien pays, et en Gaule leurnouvelle demeure. La victoire de Clovis sur les Alamans(496), en réunissant les deux nations qui avaient été pen-dant si longtemps les principales ennemies de Rome, donnaaux Francs la suprématie en Germanie ; cette suprématie futétendue au sixième siècle sur la Thuringe d’abord (530), etplus tard sur la Bavière. La Bavière à cette époque, avait uneétendue bien plus considérable que celle qui est attribuéeà ce nom dans la géographie moderne, et elle atteignaitjusqu’aux limites septentrionales de l’Italie. 11 semble queles Bavarois ne fussent que depuis peu établis dans le payscompris entre le Danube et les Alpes ; leur passage sous ladomination des Francs fit de tous les pays situés immédiate-ment au sud du Danube une terre complètement teuto-nique, comme l’étaient devenus les pays situés immédiate-ment à l’ouest du Rhin après les premières conquêtesfranques.
Longtemps avant cette époque, la domination franques’était aussi considérablement agrandie en Gaule. Dans les der-nières années de Clovis (507-511), la plus grande partie deY Aquitaine fut enlevée aux Visigoths, aux dépens desquelsd’autres conquêtes devaient être faites dans la suite, et, vers lamême époque (532-534), la Bourgogne reconnut la supréma-tie des Francs.
La Septimanie et la Provence au sixièmesiècle. — Tout le littoral océanique de la Gaule se trouvaitdonc alors en la possession ou la dépendance des Francs qui,cependant, restaient toujours séparés de la mer. Les Visi-goths conservaient toujours le pays qui s’étend des Pyrénéesjusqu’au Rhône, la Septimanie ou Gothie, — ce dernier