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noms de M. commun, nerveux, de Constantinople, d’Italie, on encultive un grand nombre d’autres, tels que le M. romain, la feuillerose, la grosse reine, la colombassette (1), qui ont chacune leurspropriétés.
Ces diverses variétés du Mûrier blanc ont déterminé de nom-breuses modifications dans sa culture. On les plante à haute tige,en buissons, en taillis, en haies, de la manière enfin la plus propreà nourrir le ver à soie auquel ils sont destinés.
Cette chenille, la soie dont elle forme son précieux cocon, lesMagnaneries où elle est élevée, les merveilleux tissus qui en pro-viennent , toute cette admirable industrie séricicole, si répanduesur le globe, compensent par les avantages qu’ils nous procurentles ravages des autres insectes. Il y a à peu près 4000 ans quedans la Chine, une femme, selon la tradition, découvrit la soie,cette matière à la fois solide, fine, moelleuse, souple, brillante, dontles tissus pénétrèrent en Europe par de rares caravanes sous le rè-gned’Auguste. Longtemps achetée au poids de l’or, les prodiges del’industrie moderne ont donné à la soie les formes les plus variées,depuis le modeste foulard jusqu’aux splendeurs du lampas, duvelours, du brocard ; et c’est à une hideuse chenille que nousdevons ces merveilles.
Mûrier multicaule. M. multicaulis. Pers.
Les fleurs sont à étamines plus courtes que le périanthe ; lessyncarpes oblongs.
Ce Mûrier, considéré comme espèce distincte des autres, a étéapporté en 1821 par M. Perrottet, de Manille au Sénégal et ensuiteen France, il présente l’avantage de se reproduire de boutures,de produire une plus grande quantité de feuilles et une soie d’unequalité supérieure; mais il est plus sensible aux gelées et neconvient qu’au midi.
(1) Nous citerons encore les variétés suivantes : les M. nain, colombasse,fourcade , araella , meyne, langue de bœuf, la fleur de lys , l 'Elata . lelatifolia