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G. FIGUIER. Ficus. Tournef.
Les fleurs sont monoïques ou dioïques, insérées à la surfaceinterne d’un réceptacle charnu ; fleurs mâles à périanthe trifide ;trois étamines ; fleurs femelles à périanthe 5-fide, tubuleux.
Ce genre dont les nombreuses espèces appartiennent générale-ment aux contrées méridionales de l’ancien continent et surtout àl’Inde, en comprend plusieurs très-remarquables par quelquesparticularités. Outre le Figuier commun, le seul qui appartienne àl’Europe, nous citerons le Figuier sycomore dont le bois incorrup-tible était employé parles Egyptiens pour renfermer leurs momies,et que l’on retrouve encore intact ; le Figuier des Pagodes, grandarbre de l’Inde, consacré à Vischnou dont la naissance et lestransformations se sont opérées, dit-on, sous son ombrage. LeFiguier du Bengale, si remarquable par sa manière de se propa-ger : d’épais sarments descendent de ses branches jusqu’à terre,s’y enracinent et donnent naissance à des arbres nombreux. On aobservé au Bengale des individus dont la cime de plus de millepieds de circonférence, et supportée par une soixantaine de troncsde diverses grosseurs, peut se comparer à la voûte d’un vasteédifice.
Ils sont, par leur feuillage, au nombre des plus beaux arbresde l’Asie.
Figuier commun. F. carica. Linn.
Les réceptacles androgynes sont ordinairement pyriformes,rétrécis en stipe pédunculiforme ; les fleurs mâles occupant, dansles réceptacles androgynes, la partie supérieure de la paroi.
Le Figuier présente un puissant intérêt, tant par son organisa-tion que par l’importance de son fruit, et par les particularitésqui s’y rattachent. Les fleurs qui s’épanouissent à l’intérieur dela figue sont un phénomène fort remarquable. Une autre singula-rité consiste dans le contraste qu’offrent le suc âcre et vénéneuxqui découle de l’écorce, avec la substance sucrée et salutaire dufruit. Il est en même temps savoureux, délicat, moelleux, succu-