VIII
tagnes entre la vallée de Delémont et celle de Tavannes.
Nous n’avons pas suffisamment poursuivi nos recher-ches dans les chaînes du Jura soleurois , quoique nousayons reconnu un grand nombre d’emplacements deforges entre la chaîne du Weissenstein et celle duBlauenberg.
Ces indications ne sont que générales, et nous entre-rons ensuite dans plus de détails ; il nous suffit pour lemoment d’indiquer que nos recherches nous ont déjàfait découvrir plus de deux cents anciennes forges, etce nombre n’arrive certainement pas à la moitié de cequ’il est en réalité, parce que nous n’avons porté encompte que les localités certaines, et non celles quenous connaissons seulement par des indications vagues,et bien d’autres perdues au sein des forêts, des lieuxdéserts, et sous des terrains depuis longtemps livrés àla culture.
Le nombre certain est, ce nous semble, déjà assezconsidérable pour prouver que l’industrie sidérurgiquea été jadis fort répandue dans le pays, et que l’étudede cet art dans les anciens temps mérite quelque atten-tion sous le rapport géologique, minéralogique et his-torique.
Il ne suffisait pas de constater quel était le nombredes amas de scories de fer qui se trouvent épars dansnos montagnes, il fallait en rechercher l’âge, et cen’est qu’en fouillant la terre qu’on pouvait trouver larévélation des mystères d’une industrie appartenant àun âge sans histoire. Mais un homme seul, avec demodiques ressources financières, ne pouvait explorerces centaines d’emplacements. Quelle que soit la forcede volonté et d’activité, il fallait parcourir les mon-