que dans le Jura bernois il ne reposait que sur le dernier étagejurassique, qu’il n’était pas un dépôt régulier et continu, maisque, d’une part, sa nature peu homogène l’avait exposé auxravages des eaux et des courants qui, dans les anciens temps,en avaient emporté ou remanié de grands espaces, et que,d’autre part, sa formation étant le résultat de sources proba-blement chaudes, comme les geiser d’Islande , et ne jaillissantque çà et là, avec plus ou moins de force et de durée, avecdes principes chimiques divers, il en était résulté une grandevariation dans les dépôts. — Un fait capital et constaté, c’estque les sources renfermant les principes et les conditions né-cessaires à la formation des pisolites de fer, ont été en généralfort rares, en sorte que dans les dépôts même les plus vasteset les plus puissants, constituant la masse du terrain sidéro-litique, le minerai n’apparaît à la base qu’exceptionnellementet comme des oasis au milieu du désert des argiles stériles.Celles-ci, par suite des mêmes causes de puissance et dedurée des éjections, ne sont pas moins variables que les dépôtsde mine.
La rencontre de ces sources ou des traces qu’elles ontlaissées est si fréquente dans les minières, et surtout danscertaines localités où elles sont plus apparentes, qu’elles n’ontpu nous laisser aucun doute à cet égard, de même que lesplans que nous avons levés pendant dix-huit ans de toutes lesminières du Jura , indiquent géométriquement la vérité de nosobservations quant à l’étendue restreinte des dépôts de mineet à leur irrégularité de puissance et de richesse dans le ter-rain sidérolitique réputé le plus abondant en minerai.
C’est ensuite la vallée de Delémont , et particulièrement lecôté septentrional du centre de ce bassin, qui a jusqn’ici leplus de richesse minérale. A mesure qu’on s’en éloigne, lesidérolitique tend à devenir plus pauvre en dépôts de mine; lesargiles constituant cette formation géologique changent denature; la silice prédomine de plus en plus; des amas desables siliceux remplacent les amas déminé de fer, et ce n’estplus que çà et là et sur de petits espaces sans étendue, sans