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épaisseur, qu’on rencontre du minerai réputé exploitable, oudont les frais d’extraction, de lavage et de transport pourraientse couvrir par le produit métallique du minerai.
A ces premières et constantes difficultés dans la recherchedes dépôts de mine, il faut ajouter la puissance plus ou moinsgrande des dépôts postérieurs, soit du terrain et du diluvium,puis les avalanches de brèches qui ont glissé sur le flanc desmontagnes, et ont encore augmenté en beaucoup de lieux lamasse des terrains de recouvrement.
A la vérité, ces terrains rie sont pas déposés d’une manièreuniforme, et dans les grands cataclismes qui sont survenusplus tard lorsque les montagnes ont été soulevées, et que leseaux des mers et des lacs se sont écoulées, il est survenu denombreuses dénudations qui ont plus ou moins emporté cesrecouvrements et parfois jusqu’au sidérolitique mêrne. Il enest résulté que celui-ci est revenu à fleur de terre et qu’onaperçoit çà et là, et surtout le long des montagnes, la traceévidente de ses affleurements. Ils se distinguent de tous lesautres terrains environnants par la couleur rouge de leur, argile et par les grains de mine plus ou moins abondantsrépandus sur terre. Ces pisolites, d’un brun jaunâtre, lourds,luisants, à aspect métallique, devaient frapper la vue; ilstranchaient, par leur forme, leur couleur et leur poids, avectoutes les autres productions minérales de la contrée. On pou-vait, comme on peut encore le faire, en recueillir sur terreavec facilité des quantités plus ou moins grandes, de peud’importance actuellement, comparativement à la massequ’exige la sidérurgie de nos jours, mais ayant à d’autresépoques une valeur relative beaucoup plus considérable.
Ainsi, en dehors de tout travail des hommes, le sol denotre contrée offrait à sa surface du minerai qu’on voyait faci-lement, qu’on pouvait ramasser sans peine , et qui n’exigeaitaucune préparation pour son fondage. Il est pour nous detoute évidence que ce sont ces mines à fleur de terre qui ontété mises en œuvre les premières, soit que les peuples indi-gènes même, qui avaient appris à travailler le bronze qui leur