— U —
minerai et dans la vallée de Péry et dans celle de Tavanne. e
Dans ces contrées, les argiles siliceuses prédominent générale- c
ment dans le sidérolitique, et les dépôts de mine de fer n’ap- é
paraissent que çà et là en amas très limités, d’une recherche e
incertaine et par la même dispendieuse. Cependant nous pré- F
sumons que ce sont ces mines qui ont alimenté les anciennes ti
forges environnantes. Il est également probable que le produitde leur fabrication se répandait dans la plaine suisse , dans le p
Seeland, et que ce pouvait être de là que proviennent ces pièces d
de fer découvertes par M. Muller, de Kidau, et décrites par F
M. le D r Relier dans Y Indicateur d’histoire (1). Ce savant d
archéologue les regarde comme étant de ces talis ferreis dont F
César parle au chapitre 12 du 5 e livre de Bello gallico, et qui fi
servaient de monnaies chez les Bretons où le fer était encore fi
très rare. Ces pièces ressemblent à de doubles pyramides p
quadrangulaires et il les considère comme un produit de Fin- a
dustrie celtique, mais comme il ne connaissait pas l’existence £
de cette multitude de forges du Jura , il restait incertain sur laprovenance de ces masses de fer qu’on a encore rencontrées d
dans d’autres parties de la Suisse . Nous n’avons pas été aussi v
heureux dans nos recherches, soit que nos fouilles n’aient pas c
été suffisantes, soit plutôt parce qu’on ne laissait pas se perdre c
près des fourneaux des masses métalliques qui coûtaient tant c
de peine à produire et avaient par là même une grande valeur. 1
Mais d’autres personnes ont été plus favorisées par l’elfet du e
hasard et plus d’un individu ayant travaillé dans les débris r
des anciennes forges du Jura ont rencontré de ces masses ou d
du moins nous ont dépeint leurs découvertes de telle sorte que C
ce devaient être de ces doubles pyramides citées par M. Relier, u
et qui pesaient de 10 à 15 livres. Une de ces pièces a été s
trouvée près d’un fourneau qu’on a démoli pour y établir une C
place à charbon dans la commune d’Undervelier et une autre r
dans les scories d’une des forges de Boécourt . Dans ces deux e
(1) Année 1856, n° 3, p. 38, Britani uiuctur aut cere aut talis ferreis adçertum pondus examinatis pro nummo, ®-