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du Doubs , à l’ouest des communes des Bois et du Noirmont.Ces établissements avaient été placés en ces lieux sauvages àraison des forêts qui les entouraient et qui fournissaient ducombustible à très bon marché. Mais comme il n’y avait pasde sables vitrifiables, ni d’argiles réfractaires dans tout levoisinage, on allait avec des mulets, en chercher jusque dansla vallée de Sornetan et dans les environs de Bellelay, par dessentiers d’une raideur excessive. On fabriquait sur place lapotasse dont on avait besoin, en convertissant en cendre lesdébris des coupes voisines. A Biaufonds, il n’y avait que desbaraques en bois pour la verrerie, et les maisons des ouvriersqui existent encore n’ont guère de luxe dans leur construction.En 1516, quand on bâtit le fourneau de Charmoille, on allaitchercher la mine à Montavon. Une voiture ne contenait qu’unpoids de 348 livres de minerai, moins qn’un hectolitre ac-tuel (1).
Après avoir parcouru ce quartier de montagne, jadis infini-ment plus boisé qu’actuellement, nous allons passer dans lavallée de St-Imier où, nous devons l’avouer, il ne nous a pasencore été possible de faire des recherches complètes. Cepen-dant si nous en croyons les renseignements qu’on nous adonnés, les emplacements de forges se trouvent nombreux dèsqu’on quitte le haut plateau des Franches-Montagnes et qu’onarrive dans la région de la Ferrière, dont le nom peut aussibien venir des anciennes ferrières que de la voie romaine quiy passait et qui en certains lieux était appelée voie ferrée, viaferrala. On nous a signalé d’autres emplacements de forges lelong des montagnes encaissant la vallée, dont l’un est au sudde Courtelary , à la base du dernier contrefort de Chasserai.De cette vallée ils passent dans celle qu’arrose également laSuze jusqu’à Péry où toutes les mines de fer qu’on a exploitéesdans ce quartier n’ont pas été fondues dans le haut-fourneaude la Beuchenette, créé au milieu du XVII e siècle et qui n’eutqu’une durée éphémère par suite du prompt épuisement du
(1) Histoire des Forges, p. 80,
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