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16 PALAIS> CHATEAUX , HOTELS ET MAISONS.
C’est avec raison, il nous semble, que l’architecte du château du Pailly a réservé larichesse et la variété dans la décoration des diverses façades de la cour. Après avoirsuffisamment accusé à l’extérieur, dans le pavillon d’entrée, l’importance du possesseur,le caractère de la demeure seigneuriale, il a sans hésiter sacrifié tout le dehors à l’inté-rieur de la cour, où se passe la vie intime, la vie quotidienne des habitants du château :il a voulu, par une profusion de bon goût, rendre ces façades aussi gaies et agréablesque possible à la vue bornée de la cour.
En pénétrant dans cette pompeuse cour d’honneur du Pailly, le regard est tout d’abordattiré par l’énorme tour carrée qui, à elle seule, forme presque un des cotés de l’enceinte.La masse effrayante de cet ancien donjon du château primitif n’est ni en rapport, ni enproportion avec le reste des constructions ; elle les écrase et les rapetisse d’une façonsurprenante : il est de toute évidence que la cour paraîtrait deux fois plus grande sansces murs effrayants, tout à fait hors d’échelle avec les autres cotés. De grandes fenêtresà meneaux ont été percées au xvi e siècle, pour éclairer une grande salle établie dans ledonjon et où nous aurons à revenir, lorsque nous visiterons l'intérieur du château. G’està gauche du donjon, en D du plan, que se trouve le grand escalier dont nous donnonsl’entrée planche 2 : une grande porte cintrée est ouverte dans l’axe de la façade. Deuxautres portes plus petites desservaient une partie des pièces du rez-de-chaussée et le pont-levis placé en B du plan (voyez pl, I). Au-dessus de la porte de l’escalier, on lit, gravéesur une plaque de marbre noir, la devise de Gaspard de Saulx-Tavannes : « Quo fatatrahiint. » L’appui de la fenêtre du premier étage est décoré d’un bas-relief mutilé, maisoù l’on reconnaît facilement, cependant, le pégase sans bride, adopté comme emblèmepar le maréchal. Les colonnes d’ordre composite du premier étage sont entourées, vers letiers supérieur de leur hauteur, de trois couronnes de laurier. Un attique plein montredans son compartiment principal un cartouche quelque peu étrange que nous avonsreproduit figure 8. Les caissons de coté sont ornés d’une palmette (fig, 0). Enfin, unelucarne magistrale termine splendidement cette belle façade de l’escalier principal, en sedécoupant sur l’ardoise des combles. Les enfants, placés sur la partie supérieure de cettelucarne, sont actuellement brisés à la hauteur des jambes : les lions debout, portant sur les
» couvert jusqu’à la tête d’une cuirasse de plaques. Sur ce cheval était le personnage armé en guerre. — J’ai connu des» personnes qui ont encore vu cette statue entière en place avant la grande révolution. J’étais enfant alors et je ne leur ai» pas demandé si la statue était placée parallèlement ou perpendiculairement à la façade. Quant à moi, il me semble» qu’elle devait être placée parallèlement à la façade, la cheminée un peu en arrière de la statue, là où M. Sauvageot» a mis cette cheminée dans la gravure figurée pl. 9.
» Pour que M.Sauvageot puisse se rendre compte de la grandeur du cheval, je viens de prendre la mesure du tour du» cou à partir de l’endroit où commence le cou, près de la mâchoire et en passant en arrière des oreilles. Cette mesure» donne une circonférence de l^Oô. Au-dessus,entre les oreilles, se trouvent des plumes basses et épaisses sur le dessus>i de la bride.
» Si M. Sauvageot adopte ma proposition, je crois qu’il fera connaître une idée qui n’a jamais été réalisée ailleurs que» dans ce château. II appartient à un talent aussi avancé que le sien de reproduire par la gravure cette hardiesse d’archi-» tenture. C’est parce que je trouve très-ingénieux le couronnement qu’a imaginé M. Sauvageot à la façade de ce pavillon» (pie je voudrais que les architectes puissent faire la comparaison de ce couronnement avec celui qui réellement existait» autrefois.
» Recevez, morsieur, etc.
Tu. du Bueujl.