DU XV e AU XVIII e SIÈCLE
29
il ne nous reste plus, avant de passer à la partie descriptive de cette notice, qu’ànommer avec éloges M. Barthélemy fils, de Rouen , l’architecte moderne qui a restauréet complété avec un rare talent le gracieux château des Ifs.
Si c’est un mérite réel pour un architecte, et ce n’est pas nous qui le contesterons.
\ m
Fig. 1.
de rentrer parfaitement dans le style d’un édiiice en le restaurant et le complétant,M. Barthélemy a eu ce mérite, il a atteint ce but ; et quanti le temps, ce grand harmonistedes monuments, sera venu donner aux constructions nouvelles des Ifs un breve-id’ancienneté, une teinte parfaitement uniforme, on aura peine à distinguer la partie neuvedu château de la partie ancienne. Un grand soin et un goût épuré ont présidé à l’édifi-cation des nouveaux bâtiments : la distribution est ingénieuse et facile, la maçonneriesoignée, la sculpture irréprochable; enfin, l’ameublement lui-môme qui, à la rigueur,pourrait n’ètre pas entièrement conforme au style primitif de l’édifice, s'y lie cependantd’une façon heureuse et qu’on ne saurait trop louer. En résumé, ceci ne nous prouve-t-ilpas qu’il n’est pas impossible, à notre époque, de produire encore, en pleine province,des édifices d’un certain mérite, quand l’architecte est doué de quelque talent et que lepropriétaire est homme de goût?
IV.
Le plan de la partie ancienne du château des Ifs est des plus simples et de dimensionsfort restreintes (voy. pl. 1, ce plan gravé à l’échelle de 5 millim. par mètre). C’est unbâtiment rectangulaire, un parallélogramme de 22 mètres de long sur 8 de large, flanqué,à chaque angle du côté de la façade principale, d’une tourelle terminée en coupole sur-baissée. On peut voir par le plan général (fîg. 2 dans le texte), comment sont disposées