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Tome deuxième.
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DU XV e AU XVIII e SIÈCLE

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l’escalier sont nus jusqu’au premier étage : à cette hauteur, une sorte de cornichecorrespondant au sommet des portes, et disposée entre des pilastres ioniques, contientquatre délicieux groupes d’enfants. Ces enfants, ainsi posés au milieu de chaquetrumeau, acquièrent une telle importance, que l’œil, surpris et charmé, ne se lasse pasd’admirer et leur mouvement et leur grâce : ce ne sont point, en effet, de ridiculesAmours à la face bouffie, et comme les sculpteurs de notre époque en ont trop souventproduit ; mais bien de charmants enfants qui s’occupent intelligemment de leursattributs, car ils ont une mission allégorique. Le premier de ces groupes représentetrois arts libéraux, l’Architecture, la Peinture et la Sculpture ; le deuxième, un concertquelconque; l’autre, l’Hymen et l’Amour ; et le dernier, enfin, l’Art militaire.

A chaque angle de l’escalier existent des portes, dont deux sont feintes et placées pourla symétrie : le sommet de ces portes est orné du motif reproduit planche X. La mêmeplanche montre aussi un fragment de la balustrade au premier étage, et la figure 5,

Fig . 3.

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dans le texte, une partie de la corniche supérieure de l’escalier. Gomme il est facilede le voir par l’examen de sa coupe, l’escalier de Maisons, bien qu’il prenne toute lahauteur du château, s’arrête en réalité au premier étage. Un tout petit escalier à vis,établi dans l’épaisseur du mur, conduit aux étages supérieurs et aux greniers. Cetescalier n’est pas le seul du meme genre dont nous ayons constaté l’existence : onen voit trois autres, ménagés également dans l’épaisseur des murs, et qui ne sontassurément ni larges ni commodes ; mais ils sont en rapport avec les appartementsqu’ils desservent et sacrifiés comme eux. Les architectes de cette époque (Mansart, onle voit, ne fait pas exception) semblent ne s’être habituellement préoccupés que desappartements principaux, des appartements d’honneur : pour ceux-là rien n’a étéménagé, ni la place, ni l’agrément; il n’en est pas de même pour les autres, auxquelson paraît à peine avoir songé. Ges grands architectes du xvu e siècle, qui possédaient le