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Tome deuxième.
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PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS

tympan n’est plus la même, et les vases placés à la base de l’étage supérieur sontabsents. Disons aussi que ce sont des colonnes, et non des pilastres, qui ont étéemployées dans l’ordre de cet étage (voy. planche IY).

La façade sur la Seine est dans le même état de conservation que la façade sur lacour ; c’est-à-dire qu’elle est intacte et d’une couleur très-harmonieuse, quoique un peugrise et froide.

Nous ne voyons plus rien à signaler sur cette face du château. Mais, pourquoi faut-ilen terminer la description par des regrets ? Pourquoi faut-il que la magnifique terrassequi régnait devant la façade, et descendait jusqu’à la Seine , ait disparu ? C’est encoreà M. Laffitte que nos reproches devraient s’adresser, si nous avions la mission d’enfaire. — Au pied de la terrasse même, entre les rampes en fer à cheval de l’escaliers’écoulait une cascade divisée en cinq chutes principales, fournissant autant de nappes ;des pavillons rustiques ornés de figures de marbre se voyaient aussi aux extrémités.Tous ces compléments disparus devaient, à n’en pas douter, contribuer à donner à lafaçade sur la Seine l’animation et la gaîté qu’elle n’a plus aujourd’hui.

Il nous faut enfin abandonner l’extérieur du château, et pénétrer dans des apparte-ments somptueux, où notre plume aura encore plus à faire que notre crayon. Le vesti-bule principal, dans lequel nous pénétrons d’abord, occupe le centre du bâtiment danstoute sa longueur (voy. le plan du rez-de-chaussée, pi. l re ) : il est décoré de pilastres etde colonnes doriques d’une heureuse proportion. Au-dessus de la corniche, et à chaqueencoignure de la pièce, on remarque des figures d’aigles sculptées, dont les ailesdéployées dissimulent avec bonheur la sécheresse et la cavité des angles. Le plafond,décoré d’Arnours sculptés et voltigeant, attire aussi les regards. Aux quatre anglesdu vestibule s’élèvent. sur des piédestaux ornés, de fort jolis groupe d’enfants quiviennent meubler ce vestibule d’aspect un peu froid, malgré sa richesse. C’est danscette première pièce qu’on admirait aussi les deux célèbres grilles de fer forgé et poli,deux chefs-d’œuvre de serrurerie, qui font aujourd’hui partie des richesses artistiquesdu Louvre. La plus remarquable de ces deux clôtures ferme actuellement Centrée de lagalerie d’Apollon ; l’autre est placée, non loin de là, dans le pavillon de l’Horloge.Dulaure nous apprend que la première de ces grilles est l’ouvrage d’un serrurierfrançais : « Elle paraît, dit-il, supérieure à l’autre, faite par un Allemand . » Puis ilajoute : « Ces deux morceaux sont jugés si précieux, qu’on les a renfermés dans desvolets de bois. » Un manuscrit du temps rapporte aussi qu’elles coûtèrent quarantemille écus, et que la somme eût été plus considérable encore, si le président de Maisonsn’eût pas fait travailler chez lui.

Nous voici, après avoir gravi quelques marches, dans l’escalier d’honneur du château,dont le parti pris, à la fois simple et magistral, nous paraît digne d’éloges. C’est uneœuvre réussie et comme il n’en existe plus guère dans les vieux édifices de cette époque.Il se brise en quatre paliers, et monte lentement le long des quatre murs de sa cage : larampe ou balustrade est de pierre découpée ; il se termine par une vaste coupole, etreçoit son plus beau jour d’un lanternon ouvert au sommet de la toiture. Les murs de