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Tome deuxième.
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DU XV e AU XVIII e SIÈCLE

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usage aux églises de France sous Loys le Débonnaire fils de notre grand Charles. Il y aun Mercure , près de la fenestre, qui a un pied en l’air, et l’autre planté sur un appui,sonnant et entonnant hautement une trompette. Le coucou s’y fait entendre et recon-naître à son chant. Sortant de là pour entrer en l’autre partie, se rencontre un fierDragon, lequel bat des aisles avec une grande véhémence et vomit violemment degrands bouillons d’eau par la gueule. Dragon, accompagné de divers petits oisillons,que vraynient l’on diroit non pas peints et contrefaits, mais vivants et branlant l’aile,qui font retentir l’air de mille sortes de ramages, et surtout les rossignols y mussiquentà l’envy et à plusieurs chœurs.

» On voit, de l’autre côté, un bassin de fontaine enrichy de mille petits animauxmarins, les uns en coque, les autres en escaille, les autres en peau, tous entortillés parle reply des vagues et des flots courbés et entassés l’un sur l’autre : et semble à voir cestroupes escaillées que ce soit un triomphe marin. Sur l’une des faces entre ces petits

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animaux, s’eslèvent deux Tritons par dessus les autres, qui embouchent leurs conques

tortillées et abouties en pointe, mouchetées de taches de couleur, aspres et grumeleuses

en quelques endroits. Ils ont la queue de poisson large et ouverte sur le bas. Au son des

conques s’avance un roi assis en majesté sur un char, couronné d’une couronne déjoues

mollets meslés de grandes et larges feuilles qui se trouvent sur les grèves de la mer. Il

porte la barbe longue et hérissée de couleur bleue, et semble qu’une infinité de ruisseaux

distillent de ses moustaches allongées et cordonnées dessus ses lèvres et de celles de ses

cheveux. Il tient, de la main dextre, une fourche à trois pointes ; de l’autre, il guide et

conduit ses chevaux marins galopant à bouche ouverte, ayant les pieds déchiquetés et

découpés menu comme les nageoires de poisson ; ils ont la queue tortillée comme serpent.

Les roues de ce char sont faictes de rames et d’avirons assemblés pour fendre et couper

la tourmente et l’épaisseur des flots comme à coups de ciseau. De l’autre face sont des

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