DU XV e AU XVIII e SIÈCLE,
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sur la grande façade nord, à la suite du donjon, une tourelle carrée formant saillie, etfaisant le raccord avec les bâtiments auxquels nous arrivons.
Ici les travaux à faire étaient à beaucoup près plus importants, par suite du mauvaisétat des constructions, Toutes les murailles, construites en matériaux de médiocre qualité,avaient eu beaucoup à souffrir de la poussée des voûtes surchargées par les terrassessupérieures. On constatait des hors-d’aplomb considérables et de nombreux déchirementsqui ont motivé la construction d'éperons sur toutes les faces extérieures. Ces pointsd’appui, qui consolident et décorent à la fois la construction, sont reliés à leur sommetpar des arcs de brique rappelant la belle disposition de la cour intérieure.
Dans la partie inférieure, au rez-de-chaussée,des contre-forts ont aussi été ajoutés de distanceen distance, sous les encorbellements du cheminde ronde ; ils aident à supporter les saillies del’entresol, tout en rompant T uniformité de lapuissante muraille. Les grandes fenêtres quiéclairent le passage de l’entresol, fenêtres percéessous Louis XIV , ont été diminuées et remises enproportions avec leur service, simple dégagementdes pièces prenant vue sur la cour.
C’est au dessous de la terrasse qui couvre lechemin de ronde, et en arrière, que repose l’étageprincipal, le premier étage. Cette terrasse n’exis-tait pas au xvi e siècle ; du Cerceau, qui dorme desi précieux renseignements sur Saint-Germain,montre ce passage couvert par un toit en appentis.
Mais peu à peu la nécessité d’avoir des terrassesdevant les salles du premier étage se fit sentir ;un balcon est venu, en beaucoup d’endroits, s’implanter sur le petit comble, comme lelaisse voir la gravure d’Israël Sylvestre que nous reproduisons planche III. Ce balcon futdéfinitivement établi lors des remaniements opérés sous Louis XIV . Respectant un besointrès-réel et consacré en quelque sorte par l’habitude, l’architecte de Saint-Germaininstalle maintenant à sa place un dallage bordé d’une balustrade de pierre consolidée,à toutes les travées, de vases de meme matière. De cette façon on obtient à la base dupremier étage une circulation à l’air libre, pourtourriant presque tout l’édifice.
Nous avons dit ailleurs que l’emploi de la brique, cette matière qui joue un si grandrôle dans la construction de tout le château de Saint-Germain, commençait au premierétage. Elle entoure ici les hautes fenêtres cintrées, dont les pieds droits se lient à lamuraille par de petites harpes ; le fronton mouluré qui surmonte les ouvertures est faitlui -même de terre cuite. Enfin, un entablement ressautant sur les contre-forts sépare cetétage du deuxième, lequel est couronné à son tour par une corniche de pierre surmontéed’une balustrade décorée, tantôt du chiffre de François 1 er , tantôt de la salamandre, son
Fig. 8.