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104 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS,
emblème. Au-dessus de chaque contrefort, une série de vases portes par un piédestal garnide losanges de terre cuite émaillée, vient semer, à la partie supérieure de l’édifice, unesuite de points brillants d’un excellent effet. Toute cette partie supérieure, vraiment bienentendue en tant que décoration, a pu être rétablie d’une manière certaine, à l’aide desnombreux fragments trouvés dans les fouilles opérées au château.
Sur le développement de cette façade nord, nous remarquons l’avant-corps qui ladivise à peu près vers son milieu. Cette loge saillante est formée par plusieurs salles oureposoirs correspondant aux paliers de l’escalier d’honneur : de là les différents niveauxd’étage qu’on y remarque. Notre planche XV représente une coupe sur le grand escalierd’honneur ; elle expliquera cette disposition originale, dont les plans, faits sur les diverspaliers, ont trouvé place sur la planche XYI. On trouvera l’élévation extérieure de laloge en question sur la planche XIII, qui montre en même temps une partie de la façadeseptentrionale, tandis que la coupe se trouve figurée, avec .la façade latérale de l’avant-corps, sur la planche XY.
Ce qui précède explique suffisamment, croyons-nous, l’importance et T utilité desouvrages exécutés jusqu’à ce jour à l’extérieur du château, Pour suivre la marchedes travaux adoptée par l’architecte de Saint-Germain, nous sommes obligés d’entrermaintenant dans la cour du château, qui a été restaurée conjointement avec la face dudehors.
Le même que l’extérieur, la cour est en pierre de faille, en brique et moellons enduits.On ne peut guère savoir si l’architecte qui a érigé le château de Saint-Germain a cherchédans sa construction, par l’emploi de la brique, une sorte de progression colorée ;l’existence de nombreuses parties de pierres peintes en brique permettent difficilementde croire à cette supposition. Le rez-de-chaussée est d’un ton entièrement blanc, saufl’arc des fenêtres, qui commence à trancher en couleur foncée. A l’entresol, la couleurrouge devient plus sensible ; le contre-fort est bien encore de pierre, mais la fenêtretout entière est de brique, ainsi que la voûte en berceau qui porte le balcon dupremier étage. Cet étage, ainsi que le second, est entièrement en matériaux colorés etparties enduites, à l’exception des corniches et des balustrades, qui sont de pierre. Laquestion de couleur nous semble s’allier parfaitement ici avec la raison de solidité. L’ar-chitecte, en effet, n’a employé la brique, matière inférieure et de qualité médiocre,qu’au fur et à mesure de la construction, et à mesure aussi que la charge à porter allaitdiminuant. Malheureusement, ces idées saines et parfaitement raisonnables n’ont puêtre suivies dans toutes les parties de l’édifice ; l’extrémité orientale de la cour et unepartie des façades en retour possèdent seules des éperons de pierre au rez-de-chaussée.Les ressources venant probablement à manquer, on aura été conduit à se servir, pourle reste, de moellons et de brique, comme dans la partie supérieure du bâtiment. Aussides tassements se sont-ils produits, et voit-on, dès à présent, les fâcheux effets de cetteparcimonie.
L’architecte actuel du château de Saint-Germain a donc dû reprendre en pierre lescontre-forts qui avaient été négligés, et les rétablir en tout point semblables aux autres