DES ARTS ET DES SCIENCES. z ra seulement conservé le cliaíîìs horizontal inférieur ; ce qui a rendu ceshçrlogesmoins dispendieuses, Sc beaucoup plus faciles à exécuter (st).
Indépendamment de cet horloger, cette capitale a produit plusieurs très—habiles maîtres, qui joignent à beaucoup de théorie une très-grande dextéritéde main. MM. Thioust, Bertoud Sc le Paute, ont fait d’excellens traitésíur cet art. Ce dernier, íùr-tout, a inventé une construction de verges dependule, qui corrige plus exactement que toutes les autres l’allongement. oule raccourcissement causé par le chaud Sc par le froid.
De tous les morceaux d’horiogerie, celui qu’on regarde comme supérieurpour l’industrie Sc le talent qu il a fallu pour en diriger les différens mouvemens,c’est la pendule que l’on remarque dans les appartemens du Roi à Versailles ;laquelle a été exécutée fous la conduite de M. Passement, par M. Dauthiau.Elle fait mouvoir une íphère armillaire d’un pied de diamètre, qui repré-sente , avec la plus grande exactitude , tout le lystême de l’univers suivantCopernic. On y voit le Soleil au centre ; les planettes attachées à leur orbe ,faisant leurs révolutions au tour de lui, suivant l’ordre des signes, c’est-à-dire d’Occident en Orient, dans leurs temps périodiques connus. Mercurèest le plus proche du Soleil ; ensuite Venus ; puis la Terre avec la Lune*qui tourne au tour d’elie ; après Mars ; puis Jupiter , Sc enfin Saturne. LeZodiaque avec ses .douze signes, í’Ecliptiqúe, P Equateur ; rien n’y est oublié.Toutes ces révolutions de planettes sent âíîèz précises > suivant le jugementde l’académie des Sciences , pour ne pouvoir s’écar'ter d’un degré en deuxou trois mille ans, suivant les calculs de M. Passement (h). De plus,cettependule est à répétition Sc à sonnerie ; elle marque le temps vrai Sc leCémps moyen, l’année, le quantième du mois, celui de là Lune, ses phases;elle renferme même un baromettre. En un mot, elle exécute tout ce quepourroit faire une bonne pendule qui n’auroit pas un íy sterne de planettes àfaire mouvoir. C’est un chef-d’œuvre admirable d’industrie.
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ARTICLE III.
DE VORPHÊVRERïE „
A. u c u n orfèvre n’a encore autant excellé que MM. Germain père & fils : tousleurs ouvrages sont regardés comme des morceaux précieux, pu l’élégance Sc le
(a) On a trouvé, en dernier lieu, le moyende perfectionner encore plus cette partie de lagrosse horlogerie , par l’application d’un énormependule par fa longueur & fa pesanteur, qui saitaller ce$ horloges avec la plus grande justesse.M. 1^ Rocque vient d’en exécuter une à rhô*tePde-ville de Bordeaux! dont le pendule 8
cinquante-quatre pieds de longueur , pèse séptcent livres; laquelle horloge est très-bien entre-tenue. dans son mouvement, pár un poids de sixlivres!
(b) Extrait des regîtres de Vacadémie Royaledes Sciences y année iyy^i