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Monumens érigés en France à la gloire de Louis XV / Pierre Patte
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78 DES HONNEURS ACCORDÉS

La célèbre Sapho, indépendamment de toutes les statues qui lui surent«levées z eut aussi la gloire davoir à Mitylène une mònnoie Courante avec satête, Sc une inscription les Mityléniens latraitoient de Souveraine (a).

Les ouvrages "cf Hésiode furent déposes dans le temple des Muses. Onlisait la septième Olympique de Pindare, gravée en lettres dor , dans le templede Minerve à Athènes. L'histoire dHérodote ayant été lue publiquementaux jeux Olympiques, la Grèce assemblée donna aux neuf livres qui com-posent cet ouvrage le nom des neuf Muses.

Les Athéniens offrirent les clefs de leur ville à Zénon > célèbre philosophe,fondateur de la secte des Stoïciens, loríquil vint sétâblir à Athènes, pourmarque de la grande considération quils avoient pour lui. Après fa mort,îls ^honorèrent dune couronne dor, & lui élevèrent, par un decret dusénat, un magnifique tombeau dans le Céramique. Ce decret fut gravé fur deuxcolonnes, Pune dressée à P Académie, Pautre au Lycée ; on y lifoit que cétoitpour récompenser le mérite rare de ce philosophe quon lui avoit fait cet hon-neur , Sc en même temps pour apprendre que la ville dAthènes célébroit leshommes vertueux durant leur vie Sc après leur mort ( 5 ).

A limitation des Grecs, les Romains élevèrent des statues à leurs héros Scà leurs généraux darmée ; cétoit ordinairement le sénat qui décernoit cettedistinction : Clélie - Horatius Co dès , Camille , Scipion, Pompée, Scun grand nombre dautres, furent ainsi honorés. Ces statues étoient placéessoit dans le Capitule, sent dans des endroits publics. Auguste sit rassembler,dans le Champ de Mars , tous les monumens de ces hommes illustres, éparsdans les différeras quartiers de Rome, que Caligula, lennemi de toutes lesvertus, sit enssiite détruire.

Indépendamment de ces honneurs, il y avoit différentes espèces de cou-ronnes que Pon accordoit aux officiers qui sétoient principalement distin-gués à la guerre. La couronne obsidionale , qui étoit de gazon, paíïòit pourêtre la plus honorable ; elle étoit la récompense de celui qui avoit fait lever unsiège. La couronne civique , qui étoit de chêne, saccordoit pour avoir sauvéla vie à un citoyen : la couronne murale, pour avoir monté le premier à Pasíàut ; elle étoit ornée deípèces de créneaux, tels quil sen trouve aux mursdes villes. La couronne navale , étoient figurés des becs de vais-seaux , sostfoit au général de la flotte qui avoit remporté une victoire.Ensin, on donnoit íouvent au coníùl, prêteur, ou dictateur qui avoit gagnéune bataille, pour surnom, le nom de lendroit il avoit vaincu : Sc, deplus, on lui accordoit les honneurs du triomphe, que Pon trouve décrit ences termes dans le onzième volume de P Uijloire ancienne de M. Rollin, secondepartie, page 490.

(a) Vie de Sapho , par le Févre.

(b) Vu de Zénon, par Diogène Laërce,