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MONUMENS DE LALSACE.
d’investiture émanées des archiducs en i£>oo. Les Montjoie possédaient encoredans le Sundgau d’autres villages, tels que Hirsingen, Heimersdorf, etc.
Quant aux terres de la seigneurie de Delle que notre département a conservées,Florimont en est peut-être la partie la plus intéressante. On voit encore au-dessusdu village, et sur une colline qui s’étend comme un rideau le long de notrefrontière, une tour antique, reste d’un château dont il est parlé déjà au 1 3 . e siècle.En 1281, Thiébaud de Ferrette l’acheta d’un seigneur de Florimont (en allemand ,Blumenberg ) : mais l’évêque de Bâle , qui convoitait ce domaine, sut se le faireoffrir en fief par ce même Thiébaud, qui avait aussi disposé de la sorte de tout soncomté; et, dans la suite, la maison d’Autriche , à raison de ce fief, fut vassale del’évêque de Bâle. En 14^5, Jean, comte de Thierstein , est le maître de ce château.Plus tard, Florimont fut engagé successivement aux Rathsamhausen de la branchedite zum Stem, aux Reinach, et enfin, en 1 5 60, au baron Nicolas de Bollwiller. Lescomtes de Fugger, dont l’un avait épousé la fille du dernier Bollwiller , le tinrentensuite à titre temporaire. La guerre de trente ans détruisit le château et inter-rompit leur jouissance : la paix de Westphalie la recommença; puis, l’engagementétant expiré, Louis XIY opéra le rachat, et le donna d’abord à Barbaud d’Héri-court, puis à M. de la Grange, qui le revendit au premier, lequel devint auteurd’une nouvelle famille de Florimont.
Montreux, Montreuil , ou Monstrolium , est le nom de trois villages; l’un dit lechâteau ; l’autre, le vieux; le troisième, le jeune. Un Didier de Montreux est nom-mé parmi les vassaux de la célèbre Jeanne de Montbéliard ; mais sa ligne s’éteignitau i6. e siècle. Le dernier mâle de la branche aînée avait donné ses trois filles àÉtienne de Saint-Loup, à Christophe de Hadstadt et à Louis de Reinach, que lamaison d’Autriche investit avec lui. C’est la famille de Reinach qui finit parabsorber tous les biens de cette branche de Montreux à raison de l’extinction de ladescendance masculine des Saint-Loup et des Hadstadt. La branche cadette deMontreux s éteignit en la personne de Guidon; mais, de son vivant encore, et de1 ordre de Ferdinand I. , une portion de ses terres fut conférée, moyennant in-demnité, à Perrenot de Granvelle, dont la famille ne subsista pas long-temps. Cedomaine entra encore dans les mains des Reinach à titre d’achat. Foussemagne estl’un des villages qui en faisaient partie.
Grandvillars et Morvillars n’ont plus de château : tous deux étaient fiefs deMontbéliard . Dès l’an 1284 un Henri de Grandvillars est nommé comme vassalde ce comté. Le comte Renaud reconnaît le tenir de l’église de Bâle : son gendre,Henri de Montfaucon, puis, en i 332 , sa fille, Jeanne, possèdent Grandvillars;enfin, de celle-ci, qui alors était margrave de Bade, il passa à Ursule de Ferrette,tandis que Morvillars advint à Jeanne, sœur d’Ursule, et de là aux Autrichiens,au moyen de son union avec Albert. Tout cela n’empêcha pas que la famille deGrandvillars ne demeurât sous-feudataire, et qu’en 1^20 Jacques de Grandvillarsn’en fût investi pour ses descendans des deux sexes. Cependant on voit tout à coupGauthier d’Andlau acheter de la maison d’Autriche Grandvillars et le village de