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Antiquités de l'Alsace ou chateaux, églises et autres monumens des départemens du Haut- et du Bas-Rhin / par De Golbéry et J. G. Schweighäuser
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MONUMENS

DE L’ALSACE .

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La ligne de séparation des deux départemens étant le lieu de départ de l’uneet de l’autre section de cet ouvrage, elle devient par cela même l’un des premiersobjets de notre attention. Surtout en ce quelle a succédé à une ancienne limitequi présente un grand intérêt historique.

Jusqu’à la nouvelle division du territoire de la France, la Lorraine , à laquelleappartenaient la petite ville de Saint-Hippolyte, la moitié de celle de Sainte-Marie-aux-mines et une grande partie de la vallée de Lièpvre , s’avançait icisur l’Alsace et y formait une enclave. Ces lieux sont maintenant compris dansle département du Haut-Rhin; mais autrefois, malgré leur attribution à laLorraine, ils avaient continué à relever de l’évêché de Strasbourg et de l’archevêchéde Mayence; tandis que la haute Alsace dépendait de ceux de Bâle et de Besançon .On croit que cette antique limite de l’autorité spirituelle était celle des provincesromaines, et que plus anciennement encore elle avait séparé la Gaule belgiquede la Gaule celtique.

Elle descendait du haut des Vosges entre la crête prolongée du Tœnmchel,où peut-être les Séquaniens ont résisté à l’envahissement des Médiomatriciens,et le sommet isolé que surmontent aujourd’hui les ruines du château de Hohen-lccenigsbourg, où ceux-ci peuvent avoir mis un terme à leur conquête. Dès letemps de Jules-César il n’existait plus que de vieux souvenirs de cette migrationdes Belges sur la rive gauche du Rhin . La limite qui semble s j rattacher,suivait le côté méridional de la vallée de Saint-Hippolyte, où des veines decharbon de terre attestent positivement une révolution de la natuie bien plusancienne. Sortant de cette vallée, cette limite longeait, jusqu a 1111, le ruisseau

Bas - Rhin.

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