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machines de guerre, qui jouissaient alors, comme depuis notre artillerie, de la plushaute réputation. La puissance des villes prévalut de plus en plus sur les abus dupouvoir féodal, et put même braver quelquefois celui des empereurs.
Au même temps le dominicain Tauler édifia les cœurs religieux par les douxaccens dune éloquence où fonction chrétienne est empreinte d’un mysticismeplatonique, et Wurmser fut compté parmi les premiers peintres à l’huile. Dans laseconde moitié de ce siècle vécurent Albert de Strasbourg et Kônigshoven. Lepremier a écrit en latin l’histoire de plusieurs empereurs et la vie de l’évêqueBerthold II, auquel il avait été attaché. On doit au second la plus ancienne chro-nique universelle écrite en prose allemande : l’histoire particulière de notre ville ytient une place prin'cipale ; mais elle est mise par toute l’Allemagne à la tête de cegenre d’ouvrages. L’auteur l’avait d’abord rédigée en latin, et les deux manuscritsautographes existent encore. Sa famille portait le nom du village que nous avonsdit plus haut avoir été détruit vers la fin de ce siècle : il avait été donné à la ville,en i 347 , par l’empereur Charles IV ; on le démolit pendant la guerre dans laquellecelle-ci fut entraînée par l’obstination de Brunon de Ribeaupierre, et dont il a étéparlé à la page 5 de la section de cet ouvrage relative au Haut-Rhin. Les habitansfurent logés dans l’intérieur d’un nouvel agrandissement de l’enceinte, dans laquelleon avait commencé, en 1 3 7 4, à comprendre les faubourgs de Pierres et de Saverne et le faubourg Blanc. La ville, en s’arrangeant, en 1393, avec l’empereur Wenceslas,qui l’avait mise au ban de l’Empire, obtint de lui, outre la confirmation de tousses anciens droits, celui d’avoir un pont et un péage sur le Rhin .
Au commencement du siècle suivant on entreprit le dernier agrandissementnotable de la ville, en renfermant dans ses murs le quartier appelé Krautenauet le terrain situé sur la droite du quai des Pêcheurs. En 1422, de graves difïerensavec l’évêque Guillaume et avec la noblesse, qui, à la suite des désordres les plusscandaleux, avait quitté la ville, furent terminés par une paix où celle-ci obtint del’évêque la cession formelle de son droit de battre monnaie, et des nobles une entièresoumission à ses lois. C’est entre les années i 436 et 1439 que Guttenberg , deMayence, fit, à Strasbourg , les premiers essais de l’art de l’imprimerie. En mêmetemps la flèche de notre cathédrale fut achevée par Hültz, de Cologne , et l’on bâtitnos anciens greniers d’abondance, qui passaient alors pojur les plus magnifiques del’Allemagne . Les années 1 444 et 1 44 ^ f urent signalées par des expéditions bril-lantes contre les châteaux de Marlenheim et de Wasselonne , seigneuries que la villeacheta dans la suite, et auxquelles elle joignit plus tard celles de Barr et de Dorlis-heim. Dans la seconde moitié de ce siècle les dangers dont Charles le téméraire menaçait son indépendance, lui firent prendre part à toutes les résistances opposéesà l’ambition de ce prince. Le corps de troupes quelle envoya au camp impérialdevant Neuss , réclama et obtint l’honneur de porter la bannière de l’Empire lepremier jour où elle fut confiée aux villes, et Strasbourg continua à jouir de cetteprérogative. Depuis long-temps sa propre bannière, souvent couverte de gloire dansles expéditions les plus périlleuses, marchait à côté de celle de l’Empire; et, depuis
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Bas - Rhin.