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autres seigneurs. Cependant il fut rendu bientôt à Volmar de Géroldseck, issu d uneautre ligne. Celui-ci, prévoyant qu’il allait mourir sans enfans, et dernier héritiermâle de sa famille, convint, en i 38 i, avec l’évêque qu’à sa mort la moitié du fiefretournerait à l’église de Metz , et que l’autre serait accordée à sa mère, Walpurge deLützelstein, et à ses deux sœurs, dont l’une avait épousé Erhard de Wangen etl’autre Rodolphe d’Ochsenstein. Lors du décès de Volmar, arrivé en 1390, cettemoitié fut partagée entre ces deux familles, dont il a déjà été parlé; l’autre futdonnée, par l’évêque, en fief à Henri de Lützelstein. Depuis ce moment ces troisparts furent sujettes à une longue suite de mutations; enfin, elles furent toutes lestrois successivement achetées par Hermann Egon , prince de Fürstenberg, et frèredes deux évêques de Strasbourg , François et Guillaume Égon . Ces acquisitionseurent lieu en 1667 et 167 1. La plus grande partie de l’Alsace ayant passé dès-lorssous la domination de la France , le prince fut contraint, par un arrêt de la chambredes réunions de Metz , non-seulement à prêter hommage pour ces fiefs à l’évêque,mais encore à reconnaître pour son juge suprême le parlement de cette ville. Alorsl’abbaye réclama auprès de cette cour son antique domaine, et finit par en obtenirde la famille de Fürstenberg, par une transaction à l’amiable passée en 1704? toutce qui n’avait pas été anciennement démembré.
Les deux châteaux furent compris dans les partages, les ventes et les engagemensqui suivirent l’extinction de la famille de Géroldseck, et les droits de leurs possesseursfurent réglés plusieurs fois par des paix castrales, dans l’une desquelles, conclue en1 427, on voit figurer l’évêque de Metz lui-même. En 1467 l’évêque de Strasbourg ,Robert, qui jouissait alors du petit château, le céda à Frédéric le victorieux, électeurpalatin et avocat d’Alsace , en échange de celui de Scharfenbourg, dont on ignorela position. En 1 47 1 I e grand château, d’où l’on exerçait des brigandages, fut prispar les troupes du même électeur, jointes à celles du duc de Lorraine . SelonSpecklin, une expédition semblable aurait eu lieu dès l’an i 43 Ô. Celle de 1471s’étendit aussi à la petite ville de Maurmoutier, dans laquelle est située l’abbaye,et qui paraît avoir été environnée de murs dès la première moitié du 12. e siècle :elle fut prise, et ses murs furent démolis. En i486 des désordres pareils s’étantrenouvelés, le grand château fut assiégé par l’électeur Philippe, successeur deFrédéric dans l’advocatie d’Alsace , accompagné d’un grand nombre de seigneurs,parmi lesquels on cite les évêques de Worms et de Spire. Il paraît que 1 issue dece siège, qu’on dit avoir été fort mémorable, fut la ruine totale de cette antiqueforteresse, et quelle resta abandonnée depuis.
Silbermann et Friesé ont rattaché à ces châteaux et à celui de Liitzelhard, desVosges , dont nous aurons à parler plus tard, une histoire assez intéressante pourne point être passée sous silence, quoique, d’après les indications fournies parHertzog, qui la rapporte avec le plus de détails, elle appartienne aux châteaux dumême nom situés de l’autre côté du Rhin . Un seigneur de Géroldseck , du nom deWalther, fut fait prisonnier, pendant une chasse, par un de ses parens, qui habitaitle château voisin de Lützelhard. On lui banda les yeux, et on le fit errer pendant