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MACHINES.
PLANCHE PREMIERE.
Fig. x et 2. Machine à fabriquer des cercles debois. Cette machine, aussi simple qu’ingénieuse,est usitée dans le royaume de Grenade pour fairedes cercles de tamis, de boîtes, etc. Elle secompose d’une table, sur laquelle on fixe uneplanche qui porte deux montans, au travers des-quels passe l’essieu d’un cylindre en fonte. Cecylindre est taillé en râpe, comme le sont lesrâpes à bois ordinaires , mais à tailles plus gros-sières et plus écartées. On place au-dessous ducylindre un plateau concave, qu’on rapprocheplus ou moins par le moyen de coins qu’on en-fonce à volonté. Lorsqu’on veut donner à uneplanche la forme circulaire, un ouvrier appliqueune de ses extrémités entre le plateau et le cy-lindre qu’un autre ouvrier fait tourner par lemoyen de la manivelle : alors les aspérités dela râpe, en attirant la planche, la forcent depasser, et l’action quelle éprouve lui donne unecourbure circulaire , ainsi qu’on le voit repré-senté dans la coupe de la machine fig. 2.
Fig. 3 ët 4 - Machine a réduire les pommes deterre en fécule. La machine à râper les pommesde terre, dont on donne la ligure, a été in-ventée par M. le curé de Bezon, près Paris .Comme elle est très-expéditive et peu coûteuse ,elle a été adoptée comme la meilleure qui existe.Elle est composée d’un cylindre, que l’on a in-diqué dans la figure par des lignes ponctuées.Il est formé d’un bois dur et traversé par unaxe de fer de 26 m. m. en carré, et arrondi àses extrémités afin de pouvoir tourner dans deuxtrous pratiqués à la base de la boîte où se trouveplacé le cylindre. Celui-ci a 6 d. m. de long sur3 à de diamètre. Il est recouvert d’une forte râpeen tôle, dont les trous sont espacés de i 3 m. m.Il occupe la partie inférieure d’une caisse carrée
ohlongue, et il est assez rapproché cle ses pa-rois pour ne donner passage aux pommes deterre que lorsqu’elles ont été râpées. Cette boîterepose sur un châssis avec lequel elle est fixéepar des écrous , et celui-ci porte sur un baquetoù tombent les pommes de terre après avoirété râpées. Une partie du diamètre de la râpedoit tremper dans l’eau du baquet, afin qu’ellepuisse être débarrassée de la pâte dont elle secouvre. Après avoir rempli la boîte avec despommes de terre, on les charge avec le châssisfiguré au-dessus de cette boîte. Ce châssis estgarni, dans sa partie inférieure, d’une planchesur laquelle on met des poids selon qu’on veutobtenir une plus grande pression. Il porte danssa partie supérieure une petite traverse qui dé-passe des deux côtés , afin d’arrêter le châssis àquelques lignes au-dessus de la râpe sur laquelleil se porterait, sans cette précaution, au momentoù toutes les pommes de terre auraient été râ-pées. Cette pression, en empêchant ces tuber-cules de sauter dans la boîte , permet à la râped’agir avec plus d’activité.
Lorsque les pommes de terre broyées tom-bent dans le baquet, on a soin d’enlever l’eau,qui, sans cola, se déverserait; et on la jette dansdes tonneaux où la fécule se précipite, et d’oùon la retire après avoir décanté l’eau. On enjette de nouvelle , et on répète cette opérationjusqu’à ce que le lavage soit bien fait. Quantau parenchyme mêlé de fécule qui se trouvedans le baquet, on le met dans des paniers,qu’on remue et qu’on agite dans des vases rem-plis d’eau, jusqu’au moment où il ne reste plusque les fragments de pomme de terre que larâpe n’a pas entièrement divisés. On les fait ser-vir à la nourriture des bestiaux. On peut faire