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Tome premier.
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CULTURES DIVERSES

PLANCHE PREMIÈRE.

Fig. i. Manière décobuer la terre. Lécobuagedes terres a trouvé un grand nombre de contra-dicteurs. La pratique qui a lieu en Catalogne ,depuis un temps immémorial, prouve que cetteméthode, lors même quelle est pratiquée an-nuellement , est un grand moyen de procurerla fertilité au sol. On ccobue la terre tous lesans dans quelques parties de la Catalogne , etdans dautres, tous les trois ou quatre ans, sur-tout dans les terrains argileux. Et cette opéra-tion , dispendieuse dans un pays le bois estcher, procure chaque année de bonnes récoltes.

Après avoir labouré un champ, on place, dedistance en distance, de petits fagots de brous-sailles , autour desquels on ramasse la terre aveclinstrument représenté fig. 2. On jette ensuiteavec cet instrument, sur les fagots, les plusgrosses mottes, et puis les plus petites ; enfin onrecouvre le tout de terre, en se servant dunelarge houe. Pendant le temps de la combus-tion, on jette de nouvelle terre sur ces mon-ceaux, nommés formigas . Us ont ordinairement1 m. de diamètre à leur base, sur 5 d. m. délé-vation. On en fait aussi de forme oblongue. Onrépand la terre sur le champ lorsquelle a étébridée, et on donne un labour avant dense-mencer. La terre, ainsi préparée, est aussi fertileque si elle eût été bien fumée. Cest une pra-tique importante qui demande à être tentée, etdont lintroduction parmi nous pourrait fer-tiliser des terres qui restent improductives pardéfaut de fumier.

Fig. 2. Houe a huit dents. Elle est employéepour lécobuage.

Fig. 3 . Rames pour les tomates. On les établitavec quatre roseaux liés à leur sommet. Les to-mates, les courges, etc., étant élevées au-dessusdu sol, mûrissent plus facilement. Usité en Es­ pagne .

Fig. 4- Rames pour les pois. On plante en terredeux piquets fourchus, sur lesquels on pose unetraverse. On enfonce en terre, à une certainedistance des côtés de cette traverse, des lattesqui viennent sy appuyer, et après lesquellesgrimpent les haricots ou les pois. Cest la ma-nière de les ramer dans quelques parties delAllemagne .

Fig. 5 . Culture dasperges. On emploie dansle royaume de Valence , pour faire blanchirles asperges, des portions de canne ( arundodoncuc. L. ) qui sont ouvertes par un bout, etfermées par un nœud conservé à lautre extré-mité. Lorsque les asperges sont élevées hors deterre à la hauteur dun d. m. i, on les fourredans la canne, qui défend tout accès à lair et àla lumière. Cest ainsi quon les fait blanchir.Les morceaux de canne, longs de 2 d. m., sonttaillés en biseau, afin quon puisse les enfoncerplus facilement.

Fig. 6. Couteau a couper les asperges. Cestavec cet instrument que les cultivateurs des en-virons de Paris coupent la tige des asperges à 7ou 8 c. m. au-dessous de la superfie du sol. Lalame, longue de 5 d. m., a, dans la partiecourbe de son extrémité, des dents inclinéesvers le manche. Elle est épaisse de 4 à 5 m. m.et large de 2 c. m., et de 21 dans la partiedentée.

PLANCHE II.

Fig. 1. Fauchon pour couper les ajoncs et lesbruyères. Il a une lame fort épaisse, longue de

3 d. m., et large de 16 c. m. vers le manche.Elle est nommée dayat dans le département