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ABEILLES.
PLANCHE PREMIÈRE.
Fig. 1 . Ruche deforme carrée oblongue.Qn eniait usage dans le canton d’Assly en Suisse . Ellea 4 décimètres de long sur of de large et 2 dehaut. Le trou, par lequel entrent les abeilles,peut s’ouvrir ou se fermer à volonté, au moyend’une planchette qui tourne sur une cheville debois. Ces petites ruches sont d’une constructionfacile et peu coûteuse, sur-tout dans les paysoù le bois est commun.
Fig. 2 . Ruche deforme carrée oblongue, sup-portée par quatre pieds. Elle ressemble à la pré-cédente, et offre une égale simplicité dans saconstruction. On forme une caisse dont les par-ties , unies par des chevilles, se fixent stir unplateau au moyen d’autres chevilles. Ce plateauest élevé au dessus du sol par quatre supports.Elle est usitée en Toscane . Elle présente unelongueur de 8 décimètres, sur une largeur de38 centimètres, et sur une hauteur de 3o.
Fig. 3. Ruche en liège. On emploie le liègepour faire des ruches dans tous les cantons del’Espagne où cet arbre est commun. Après avoirpris un cylindre formé par son écorce, on cou-vre l’ouverture supérieure avec une plaque deliège, et on la fixe avec des chevilles de bois.On ouvre un petit trou dans la partie infé-rieure, et on pose la ruche sur un plateau depierre. Le liège est une substance très-propreà garantir les mouches à miel du froid, oud’une trop grande chaleur.
Fig. 4- Manière défaire voyager les mouches amiel. L’usage de faire voyager ces insectes remonteà l’antiquité la plus reculée. Les habitants de lahaute Egypte disposaient des ruches sur des ba-
teaux , qu’ils faisaient descendre dans la partiebasse de cette riche contrée; les Espagnols ontconservé cet ancien usage, qui leur avait été com-muniqué par les Romains. On le retrouve dansquelques parties de la France , où l’on emploiepour cela des charrettes; mais les cahots que cettemanière de voyager donne aux abeilles, troubleleur tranquillité et nuit à leurs travaux. Tandisque 1 allure et la démarche des ânes est douce ,et ne fatigue pas ces insectes. C’est aussi pourcette raison que l’on emploie les ânes pour fairevoyager les abeilles transumantes qui sont trans-portées chaque année de la Manche, en Es pagne , dans le royaume de Valence, où ellesséjournent pendant l’hiver, et retournent auprintemps dans cette première contrée. On em-ploie les ruches de liège, dont nous venons dedonner la description, comme étantplus légères.Le fond de chaque ruche est fermé par unenatte de Sparte , assujettie par le moyen dequatre cordes qui se lient sur la partie supé-rieure de la ruche. On met, sur le dos d’unâne, dix ruches qu’on fixe avec des cordes. Unhomme conduit ordinairement deux ânes ainsichargés. Il marche la nuit, et il s’arrête au leverdu soleil ; il décharge alors les ruches, les posesur deux rangs les unes contre les autres; ilouvre le trou par où elles doivent sortir; etaussitôt elles se répandent dans la campagnepour butiner. Le soir elles reviennent à leurs'ruches; et, lorsqu’il commence à faire nuit, leconducteur charge ses ânes et continue sa route.Il parcourt un trajet de 7 lieues dans vingt-quatreheures.