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PLANCHE IX.
Fig. i. Noria a bras. On construit ces noriasdans les circonstances où l’on n’a pas besoind’une grande quantité d'eau. Celle qu’on repré-sente ici suffisait aux besoins d’une fabriquede faïence dans le royaume de Valence. Elleest composée d’une lanterne à manivelle, quitourne sur deux poteaux, et qui communiquele mouvement à une roue dentée. L’arbre porte,à l’une de ces extrémités, la roue sur laquelletournent les godets qui montent l’eau, et sesaxes sont soutenus par deux poteaux avec descontre-forts en bois. Les godets en fer-blanc ont2. d. m. de profondeur, et sont attachés entreles deux cordes au moyen d’une petite anse. Uneauge en bois, soutenue par deux poteaux, sert àrecevoir l’eau des godets. Cette petite machine,très-simple, très-peu coûteuse, peut trouverun emploi utile pour les besoins d’une ferme.Elle est assez élevée pour que l’ouvrier qui faitagir la manivelle ne puisse toucher avec sa têtel’arbre qui porte les roues.
Fig. 2. Nan.net le. C’est une lame en fer, largede 5 . d. m., employée dans le haut Valais pourdétourner sur une certaine étendue de prairiesl’eau des rigoles. A cet effet, un ouvrier jetteavec force à travers la rigole l’instrument qu’iltient d’une main, de manière que l’eau, se trou-vant interceptée dans son cours, se dirige sur laprairie. Lorsqu’une partie est suffisamment ar-rosée, on lève la vannette, en la saisissant parle manche et par la poignée; et on continued’opérer de la même manière sur une autre par-tie de la rigole, afin d’arroser successivementtoute la prairie.
Fig. 3 . Tranchoir pour les rigoles. On l’em-ploie également dans le Valais pour couper lesgazons dans les endroits où l’on veut faire desrigoles. Ces gazons s’enlèvent ensuite avec lalame en forme de houe, placée à l’opposite dutranchoir. Celui-ci a 17 c. m. de largeur et 11 de
hauteur. Le fer de la houe a 12 à i 3 c. m. delong.
Fig, 4 - Roue a bascule pour élever Veau . C’estune grande roue garnie à sa circonférence depalettes qui portent des godets ou seaux, ainsiqu’on le voit à la lettre A. Les pignons de laroue sont portés à l’extrémité de deux solivesplacées en équilibre, et contenues par une che-ville sur une pièce de bois fixée dans une mu-raille. Un poteau B, planté dans la rivière entreles deux solives, sert à tenir la roue dans uneposition plus ou moins élevée, selon que leseaux delà rivière augmentent ou diminuent, ouselon que l’on veut faire agir la machine ou latenir en repos. Lorsqu’on veut élever la l’oue,on charge avec de grosses pierres l’extrémité op-posée des solives C. On retire les pierres lors-qu’on veut la faire descendre dans le courantd’eau; on fixe la roue au degré d’élévation oùelle doit se trouver, au moyen d’un bâton qu’onfait passer dans les trous pratiqués dans la lon-gueur du poteau. Le courant, indiqué par uneflèche , frappe contre les palettes , et fait tour-ner la roue dont les godets se remplissent, etvont déverser l’eau dans une auge E établie surla muraille. Les deux solives doivent être liéeset consolidées par une traverse située près de lacirconférence delà roue, etpar trois ou quatre au-tres traverses qui servent à soutenir les pierres. J’aivu cette machine dans le Tyrol, au delà d’unerivière que je n’ai pu franchir; ce qui m’empê-che de donner la dimension des diverses partiesdont elle se compose. La roue m’a paru avoir7 à 8 m. de diamètre. La simplicité de cettemachine ingénieuse, la facilité ét l’économiede sa construction, méritent l’attention spécialedes cultivateurs placés dans des circonstancesoù ils peuvent en tirer parti pour l’irrigationdes prairies.