CULTURES DIVERSES.
PLANCHE III.
Fig. i. Traçoir. On fait usage de cet instru-ment dans le département des Hautes-Pyrénées pour tracer les lignes sur lesquelles on doit se-mer le maïs. Il est composé d’une flèche à la-quelle on attelle les bœufs à l’une des extrémités,et qui se fixe par son autre extrémité à unelongue traverse de bois, qui porte un nombreplus ou moins grand de chevilles ou traçoirs.Cette traverse est surmontée de deux manches,qui servent à diriger le traçoir. Lorsqu’on aparcouru la longueur du champ, on fait passerdans la dernière ligne une des chevilles placéesà l’extrémité de la traverse, afin d’obtenir partoute la pièce de terre des distances égales.
Fig. 2. Plantoir garni en tôle. Sa longueurtotale est de a5 c. m.
Fig. 3. Plantoir a poignée. Il a 8 d. m. delong. Il est garni d’un fer à son extrémité. Sapoignée, large de 12 c. m., facilite beaucoupl’opération du plantage. En usage en Hollande.
Fig. 4- Plantoir obtus a son extrémité. Il res-semble à celui de la fig. 2. Mais il est plus grosà son extrémité, étant employé pour les plantesà racines touffues.
Fig. 5. Plantoir pour les arbres. On le fait plusou moins gros ou long, selon les besoins. Il sertà planter les osiers, les peupliers, les saules, etc.La cheville placée à son extrémité supérieuresert à l’enfoncer en terre ou à le retirer.
Fig. 6. Plantoir a cheville. Cette cheville sertà déterminer la profondeur du trou qu’on veutfaire.
Fig. y. Plantoir ordinaire.
Fig. 8. Plantoir en fer renfé a son extrémité.Il sert pour planter les arbres d’une certainegrosseur. On en fait usage en Italie .
Fig. g. Plantoir en fer avec un anneau ausommet. Il sert en Espagne , ainsi que dans le dé-
partement des Pyrénées-Orientales , pour plan-ter les arbres et la vigne. On l’enfonce ou on leretire de terre par le moyen d’une verge de ferqu’on fait passer dans l’anneau qu’il porte à sonextrémité. Il a 12 d. m. de long, et 5 à 6 c. m. dediamètre.
Fig. 10. Plantoir pour les pommes de terre.C’est une espèce de brouette qui porte à sa rouedes plantoirs longs de 12 c. m., ayant 10 c. m.dans leur plus grand diamètre, et 3 à leurextrémité. Ils sont placés sur la circonférence dela roue dans une distance proportionnée à celleque l’on veut conserver entre les plans depommes de terre , de sorte que souvent on nemet que 5 plantoirs au lieu de 9. Les deux brasà crochet qui tournent sur un boulon à l’extré-mité du brancard, et qui ont 9 d. m. de long,servent de traçoirs pour régler les distances àobserver entre les rangées. On les relève à vo-lonté par le moyen d’une corde qui s’attacheaux chevilles placées sur le côté des brancards.Ils sont distans l’un de l’autre de 9 d. m. La rouea 7 ' d. m. de diamètre. Cet instrument, usité enSuède pour le plantage des pommes de terre, esttrès-bien imaginé, surtout dans les terrains lé-gers. On le charge avec des pierres lorsque lesplantoirs n'enfoncent pas assez profondément.
Fig. 11. Plantoir a plusieurs chevilles. C’estune pièce de bois carrée, longue de 12 d. m., surlaquelle sont fixées sept dents, et qui porte unepoignée élevée de 6 d. m. On l’emploie dans lecanton de Zurich pour semer ou pour planterles légumes.
Fig. 12. Plantoir en fer. Il est analogue à ce-lui de la fig. 9, et a 12 d. m. de long. On en faitusage à Malaga , où, après avoir creusé des tran-chées pour planter la vigne, on forme au fondde ces tranchées , avec le plantoir, un trou de