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dont tous les principes sont par-faitement confondus enlr’eux.Ce que nous disons ici du laiten général, doit s’entendre dulait de tel ou tel animal en par-ticulier ; car l’analogie entretoutes les espèces de lait est pres-que parfaite.
De-là le lait de femme, celuid’ânesse, celui de jument, lelait de vache, celui de chèvre,et enfin relui de brebis, se sup-pléent assez bitn l’un à l’autrecomme aliment, et même com-me remède. En effet, rien desi commun que de voir des en-fans s’élever avec le lait de va-che, de chèvre ou de brebis,à défaut du lait ce femme; onélève tiès-bien un jeune loupavec du lait de brebis, et l’onvoit tous le* jours des petitschats téter des c hiennes, et ré-ciproquement.
D’un antre côté, les qualitésprétendues que l’on a assignéesà un lait de préférence à l’au-tre, ne sont rien moins queprouvées. Le lait de chèvren’est tii plus pectoral, ni plusvulnéraire que le lait de vache,et celui de brebis supplée très-bien , dans tous les cas, à l’unet à l'autre dans les pays où l’onmanque de vaches et de chè-vres. C’est ce dont il nous pa-rait important que le publicsoit instruit; car très-souventon manque l’usage du lait, quiserait très-salutaire, faute desavoir que celui de vache ou debrebis, qu’on a sous la main,peut suppléer à celui d’ânesseou de chèvre, prescrit par lemédecin, mais qu’on est dansl’impossibilité de se procurer.
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( Voyez l 'Encyclopédie, au motLait. )
Ou trouve dans les Mémoiresde la Société royale de. Médecine ,année 1787, plusieurs mémoi-res sur la nature des laits defemme , de vache, de chèvre,d âuesse, de brebis et de ju-ment , savoir, par MM. Par-mentier et Deyeux, p. 4 > 5 ; parM. Luiscius, médecin d’Ams-terdam , p. r>2 r >, et par M. Boys-son , apothicaire d’Aurillac , p.GiS .
Le cil. Parmentier a lu, àl'Institut national, un mémoirecontenant des expériences pro-pres a faire connaître les quali-tés du lait, soit des femmes,soit des animaux, divisé en troisparties d’une même traite. Lesnourrices, soumises à l'inspec-tion du médecin , rejettent lepremier lait qui s’écoule , et neprésentent que le second. Lesexpériences faites par le cit.Parmentier, sur du lait de va-che, de chèvre et de brebis,prouvent que la première par-tie d’une traite a peu de saveur,peu de densité, donne deuxtiers moins de crème, et troisquarts moins de beurre, en com-paraison de la troisième partiequi est plus grasse, donne unbeurre plus abondant et d’unequalité supérieure, se coaguleplus promptement , fournitmoins de beurre, mais plus defromage et de meilleure qualité.Le Bulletin de. la Société Philo-matique , an 7 , ii°. 20, d’où l’oita tiré i’apperçu de ce mémoire,en fait connaître les résultatsgénéraux, et les inductions of-fertes par le cit. Parmentier,