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Tome quatrième.
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a , au contraire, un grand nom-bre, très-communes, qui ontcet avantage, parmi lesquellesles acides obtiennent ordinaire-ment la préférence. Ainsi, levinaigre, les sues d’orange, decitron, l’acide vitriolique, l’es-prit-de-soufre, la crème de tar-tre, le vin, etc. peuvent êtreemployés indifféremment, sur-tout lorsqu’on veut que le petit-lait soit rafraîchissant. On réus-sirait pareillement avec unepinte de vin blanc sec, sur la-uelleon ajouterait deux verrese bon vinaigre blanc , environune once de sel commun et unmorceau de vessie de cochonséchée. On dit ce moj’en bonpour faire des fromages. On peutencore faireccagu 1er le lai t avecles fleurs du raille- lait, jauneset blanches ; les fleurs de lachardonnette ,1amembrane in-térieure du gézier des volailles;les matières que renferme cegésier, etc.

MM. Parmentier et Deyeuxont tenté inutilement a em-ployer les rnbiacées ; mais ilsont réussi avec les fleurs d’arii-chaux, celles des chardons , lagomme arabique ; deux partiesde sucre eu caillent une de lait.Suivant M. Burlet, l’eau dechaux mêlée avec le lait en em-pêche la coagulation ; et suivantM. Elmuller, au contraire, lelait mêlé à l’eau de chaux secoagule et se dispose à se gru-meler. M. Morgagni,pour accor-der ccs deux opinions contraires,a fait plusieurs expériences quiparaissentconciuautesen faveurde l’opinion de M. Burlet; c’estce qu’on peut voir dans la

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Collée. Académ ., part, étrans;.,t. X,p. 116).

On peut préparer du petit-laitavec toutes les espèces de lait,et il a à-peu-près les mêmesvertus, quelque soit le lait quel’on a employé. A Paris , on n’enprépare qu’avecdu lait devacheou celui de chèvre, et des mé-decins prétendent qu’ils diffè-rent réellement en vertu , com-me les apothicaires observentqu’ils présentent des phénomè-nes différens dans la coagula-tion et la clarification. Mais cesprétentions et ces observationsont besoin d’être constatées. Ilen est sans doute du petit-laitcomme «lu lait, qui remplit, àtrès-peu de chose près, votreintention , par quelqu'animalqu’il soit fourni. ( Voyez à lap. 9). S’il y a différentes sortesde petit-lait, c’est en raison dessubstances avec lesquelles 011 afait coaguler le lait, ou bienque l’on fait infuser ou bouillirdans le petit-lait. (Voyez à cesujet la Médecine domestique ).

E11 laissant huit ou quinzejours des toiles dans des cuvespleines de petit-lait, elles ensortent parfaitement blanches.( Journal de Physique-, décem-bre 1790, p. 416,417).

§ V. Esprit ardent du lait.

Il paraît que le lait, cette li-queur si douce, dont nous avonsdit, à l’article du Sucre , qu’onpouvait tirer un sel, peut aussifournir une liqueur spiritueuse.Suivant les voyageurs, lesïar-tares font usage d’une boissonqu’ils appellent vin de lait ;