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Tome quatrième.
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on fa il bouillir la liqueur pen-dant une demi-heure; lorsqu’ils’y forme une écume jaune , ony ajoute une demi-livre de cou-perose verte concassée, et lecrin aluné qu’on veut teindre,i On ôte le pot du feu; on y laissele crin 3 ou 4 heures, et il estd’un beau vert. Plus on ajoutede couperose, plus le vert estfoncé; mais ou doit préférer levert pâle.

Quelques personnes poussentl'attention jusqu’à vouloir quele crin soit jaune, dans la saisonoù les herbes des eaux doucesse fanent et se dessèchent : pourlui donner cette couleur, onaugmente la dose de souci, etl’on diminue considérablementcelle de la couperose.

LIMAÇONS. Ces insecteshermaphrodites, dont la têtecoupée, soit en partie, soit entotalité, a la faculté rare et sin-gulière de se reproduire ( voyezCollert. Acadèm. , part, franç .,t XIV, p. i io),doiventsemul-tîplter avec la plus grande abon-dance, chaque individu étantréellement mâle et femelle ;aussi les jardins un peu frais en«ont singulièrement infestés ,sur-tout dans les'années un peuhumides. Les grenouilles, leshérissons, les cicognes, les re-cherchent a vecaviilité pour s’ennourrir, et sont, par cette rai-son , d ! un très-grandsecours dansnos jardins pour la destructionde ces insectes dégoûtans : maiscomme ils sont en si grand nom-bre qu’ils’ensauve tou jours trop,nous avons intérêt de prévenirleurs ravages.

Il est des arbres qui portent

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des fruits délicieux, et qu’onveut garantir de l’approche deces limaçons, qui, après avoirlaissé sur les fruits des tracesbaveuses, les mangent. Il faut ,pour les empêcher d’y monter,entourer la tige de l’arbre avecune corde de crin ou de balaisde joncs marins bien verts etforts en pointes; les •piquaiisdont elle est hérissée les arrête-ront dans leur marche, et lesobligeront de rebrousser.

Un observateur ayant remar-qué que les limaçons mangeaientles cartes mises au haut de. pe-tits piquets pour indiquer sesplantes, conseille de planter dodistance en distance des fichetsarmés de cartes. A l’aide de cepiègevil sera faciledelesaltrap-per et de les détruire.

On a éprouvé en Angle-:terre que le moyen de les dé-truire, est de répandre le soirde la chaux en poudre sur leterrein que l’on veut garantir deleurs ravages; car ils ne sorteutque la nuit; en rampant ils s’im-prégnent de chaux, qui les faitpérir au bout de quelques jours ;il ne faut pas plus de 5 boisseauxen poudre, par arpent. Cettechaux produit mi double avan-tage, car elle fertilise la terreen même-temps.

M. de Sutîères observe néan-moins que cette méthode seraittrès-coûteuse, et capable d’ail-leurs de brûler et dessécher lesbleds et autresplantes, sur-touts’il survenait ne grandes cha-leurs, et que le soleil fût bienardent.

On prétend que de la suie 'decheminée, répandue sur le ter-