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Tome quatrième.
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rein, produit le même effet :elle a aussi l’avantage d’être unexcellent engrais pour les ter-res. Mais la meilleure manièrede se garantir des limaçons, estde ne souffrir aucune friche oùils ' se multiplient abondam-ment, et de labourer de façonque le terrein ne soit jamaistrop humide j parce moyen, onsera : délivré d’une multituded’irtsectes voraces qui causentles plus grands dommages.

ÏTn cultivateur des monta-gnes de Saxe ayant tenté inuti-lement différens procédés pourpréserver ses graines et ses jeu-nes plans des limaçons et desvermisseaux,qui tous les ans fai-saient d’énormes dégâts, essayale moyen suivant qui lui réus-sit. Il prit deux pots d’eau dé-posée par le fumier, et versaun peu d’eau pure sur ce sédi-ment pour l’éclaircir: il le fitensuite bouillir avec deux lots‘ d’flfsn fatida concassé; il mêladans cette mixtion, tirée dufeu et refroidie, trois grosd’huile de cerne de cerf : le toutfut jeté dans un baril où il yavait quinze pots de lie de fu-mier, délayée comme la pre-mière; on couvrit le baril, eton le remua pendant quelquesheures.

Le cultivateur finit par trem-per les plantes dans cette mix-tion; il les arrosa trois joursde> suite malin et soir. Quantaux graines, il les fit tremperpendant une demi-heure danscette même composition ; etaprès les avoir laissées sécheral’air, il les sema dans des ter-reins fraîchement labourés, et

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il les arrosa comme les plantes.Tout réussit au-delà de seS es-pérances. Las laboureurs quiadoptèrent ce procédé, n’eurent \pas moins de succès, exceptéceux qui n’avaient pas choisides terreins fraîchement prépa- 5rés; la liqueur, dans ces terres-ci, n’avant pu parvenir jus-qu’aux insectes.

§ I er . Manière de transporter etnourrir les limaçons.

Les limaçons, aussi nommésescargots, passent dans plu-sieurs pays pour un bon ali -meutpsur-touteeuxquise trou-vent dans les vigbobles. LesGrecs et les Romains en étaientsi friands,qu’ilsennourrissaientpour n’en pas manquer. On enprépare des bouillons pecto-raux, des eaux cosmétiques; etil n’y a pas jusqu’à- la coquillequi ne serve à l’engrais des ter-res , et dont orr ne fasse des pou-dres dentrifiques. ;

Aussi les recherche-t-on. Letemps le plus propre à los trans-porter est l’hiver, parce qu'ilsse tiennent enfermés dansdeurscoquil les bouchées par urne oper-cule. Lorsqu’on veut les trans-porter en été, il faut les-mettr'edans des herbes; on les enfer-me aussi dans des sacs, où l’-onrépaitd de la paille hachée. Lesbrins de paille les piquent lovs-qu’ilsisortent de leurs coquilles,et les forcent à s’y renfermer.

Swammerdam nous apprendla manière de les nourrir. «.T’ai,» dit-il, nourri quelque temps» un assez grand nombre d’es-» cargots dans mon cabinet,