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» pour les observer; ils étaient» enfermés dans une boîte sans33 fond placée dans un bassin de» bois , et couverte d’une natte» à jour, à travers laquelle ilspouvaient passer le col : je les« nourrissais de radis, de laitue,33 d’oseille, de mélisse et d’au-33 très herbes plus ou moins33 succulentes ; je leur eu don-33 nais tous les soirs de nouvelles33 que j’avais fait macérer un33 peu dans l’eau.33 Car ces ani-maux mangent le soir et le ma-tin, plus volontiers qu’en toutautre temps, et ils préfèrent lesherbes fraîches et pleines desuc, à celles qui sont llétries etcorrompues. ( Collect. Acad.,partie êtrang. , t. V, p. 64. )LIME. La description desarts n’entrant point dans le plande cet ouvrage, je 11e parleraipas ici de la fabrication deslimes, sur laquelle on peut con-sulter l’ Encyclopédie , t. IX, p.557 , et VEncyclop. Méthodique,t. VIII des Arts et Métiers, p.49 ; mais j’observerai seulementque les limes se fabriquent à lamain dans les manufactures lesplus considérables de l’Alle-magne et de l’Angleterre. On yemploie aussi des machines,qui toutes se réduisent à main-tenir, sur un cliarriot, l’acierqui doit être taillé, à placer des-sus un ciseau oblique et incliné,à faire frapper un marteau surle ciseau, à faire marcher lecliarriot à pas égal, et à fairerelever le ciseau après chaquecoup de marteau.
Le sieur Duverger, menui-sier, a présenté, eu 1699, à l’A-eadémie desScienc.es, une tua-
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chine pour tailler les limes, quia été approuvée. Il en est faitmention dans le Journal des Sa~vans , 1702, p. 401.
La Collect. Acad., partiefr. ,année 1725, t. V, p. 4 2 9 > an-nonce, pour tailler de grandeslimes,une machine très-simple,très-ingénieuse, très-utile, in-ventée par le sieur Fardouel,horloger, et approuvée par l’A-cadémie des Sciences.
Il est aussi question, danscette même Collection, t. X, p.4S1, d’une autre machine éga-lement approuvée de l’Acadé-mie , en 1750, et proposée parle sieur Chopitel, maître serru-rier. Tous les mouvemens, dit-on, s’y opèrent par le moyende vis sans lin, d’étoiles el daroues dentées, ce qui rend saconstruction plus solide et seseffets plus précis; d’ailleurs,elle taille les limes tant en al-lant qu’en reculant, ce qui 11’a-vait pas lieu dans les machinesinventées jusqu’alors pour lemême usage.
En 1750, M. Brachet, hor-loger, a présenté,à l’Académiedes Sciences , une autre machi-ne à tailler des limes, et quiavait beaucoup de rapport avec,celle du sieur Fardouel ci-des-sus; mais l’Académie a trouvé,malgré l’imperfection du mo-dèle, que le mouvement de lalime s'exécutait d’une manièrebien plus complette. ( Collée.Acad.,partiefr., t.XII, p. 420).
En 1762, l’Académie desSciences a donné son approba-tion à uue machine proposéepar le sieur Durand, pour diffé*rentes sortes de tailles, depuis