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siéra fait annoncer, qu’aprè.sdes expériences sur les partiescolorantes des plantes , il enavait tiré une teinture végétalepropre à découvrir la plus pe-tite portion d’acide et d’alkalinon combinés, dansune liqueurquelconque. Son procédé con-siste à prendre les pétales colo-rées d’une plante fraîche, à lespelotonner, et à eu étendre lapartie colorante sur une feuillede bon papier blanc préparé ,sans alun. Ce papier coloré ,qu’il appelle papier réactif, esttellement altérable, qu'il ver-dit au simple contact d’une li-queur composée de six gouttesd’alkali volatil, et d’une pinted’eau. Les acides même les plusfaibles le rougissent dans lamême proportion ; il y a mêmecet avantage, qu’il est quelque-fois plus sensible aux alkalis,et spécialement à l'alkali vola-til. On a moins de moyens d’é-reuve pour les substances al-alines que pour les acides ; onse sert habituellement, depuiscette époque, du papier réactifde M. Cliaussier , dans le coursde chimie qui se fait au labo-ratoire de l’Académie de Dijon.Sans doute que le mémoire queM. Cliaussier s’est proposé defaire insérer dans le recueil decette Académie , nous appren-dra quelles sont les Heurs dontil fait usage. ( Journal de laBlancheriti, 1785, p. 100 et 149).
LIQUEURS DE TABLE. Lachimie , au milieu de ses four-naux brûlans, de ses creusets,de ses vaisseaux distillatoires ,met, pour ainsi dire, la naturesous l’enclume pour lui arra-
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cher son secret ; nous devons àses recherches multipliées, àsou application constaute , à sessoins industrieux,une multitudede découvertes non moins in-téressantes que précieuses: l’a-nalyse des substances, la dé-composition des corps, les loisde l’affinité , tel est l’objet per-pétuel de sesoccupations sérieu-ses et de ses méditations pro-fondes. Mais ses fourneaux tou-jours allumés ne sont pas con-tinuel letnentemp!oyésà la fontedes métaux, à la compositiondes verres et de la porcelaine ; lachimie a ses délassemens , ellequitte quelquefois ses grandstravaux pour flatter notre sen-sualité ; son front se déride etelle sourit en nous présentantdes liqueurs agréables à boire,et des parfums délicieux à sen-tir. Nous 11e dirons rien ici deseaux de senteur dont nous avonsfait un article particulier sousle mot Eaux aromatiques , voy.l’article Eau , § V.
Quant aux liqueurs destinéesà satisfaire notre goût , ellesjoignent au nom particulier dela substance qui en fait la base,les noms génériques de vin ,d'huile , d'esprit , de crèmes ,d'eau , de syrop , de ratafiat etde marasquin.
On donne le nom de vin auxliqueurs tirées de certains fruitsparla fermentation et préparéesensuite avec de l’esprit-de-vin.( Voyez Pêches, Cerises, Fram-boises, Groseilles, etc.)
Les distillateurs qualifient dunom d'huile tonies les liqueursrendues épaisses et en consis-tance d’huile par un syrop fort5