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Tome quatrième.
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Emploie dans la distillation ;c’est un vaisseau de métal oude terre qu’on remplit d’eau jus-qu’aux 2 tiers , et au-dessus du-q uel on placel’alambic ; l’actiondu feu fait bouillir l’eau; les va-peurschaudess’en élèvent, frap-pent le dessous de la cucurbite,et donnent occasion aux partiesles plus volatiles de quitter lesparties les plus grossières. Lebain-marie est le plus en usagepour les distillations ordinaires,parce qu’il est plus facile à biengouverner ; il est même absolu-ment nécessaire lorsqu’on dis-tille des plantes ou fleurs su-jettes à se brûler lorsqu’ellessont pesantes ou qu’elles man-

3 uent de liquide ; le bain-marieilïère du bain de vapeur ence que l'alambic est dans l’eau ,qui lui communique immédia-tement ie degré de chaleurqu’elle reçoit. Le bain de sabledevient nécessaire lorsqu’il fautun degré de feu plus violent ;c’est un vaisseau rempli de sa-blon et posé sur le feu ; on en-fonce dans ce sable le vase danslequel est renfermée la matièrequ’on veut distiller; ce bain estsusceptible de tous les degrés dechaleur, depuis le plus tempéréjusqu'à l’incandescence ; maisil demande des précautions dansla distillation. Rarement fait-ondistiller à Jeu nud ou ouvert, parla difficulté de saisir et d’entre-tenir le degré convenable. Ilest assez rare aussi d’avoir be-soin d’un degré de feu de la der-nière violence, tel que le Jeu de-réverbère.

La composition est le mélangeassorti des ingrédiens qui cons-

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tituent les liqueurs à boire, etce mélange dépend principale-ment de l’intelligence et de lasagacité de celui qui compose.11 faut alors bien connaître lerapport et l’harmonie des sa-veurs (voyez ce que nous enavons dit au mot Orgue des sa-veurs ); mais ce qui demandesur-tout beaucoup d attention ,c’est le choix des matières. Larécolte des racines doit se fairelorsqu’elles sont sans tige , etplutôt en automne qu’au prin-temps. Le vrai temps de cueillirles fleurs est lorsqu’elles com-mencent à s’épanouir : et danscertaines fleurs, telles que leslabiées, le principe odorant ré-side dans le calice , et non dansles pétales. Aucune des (leurs dela classe des liliacées ne con-serve son odeur après la dessi-cation. Quand les fleurs sontd’une petit esse extrême,commel’hyssope, l’absyuthe, l’origan,la marjolaine, le thym , la sau-ge , etc., on prend les sommitésfleuries de la plante. Quant auxgraines et semences, on ne doitemployer que colles qui sontfort abondantes en huile essen-tielle, ou tout au moins en es-prit recteur ; les meilleures sontcelles qui sont parfaitementmures, grosses, bien nourries,bien pleines, bien entières,d’une odeur forte et d’une sa-veur pénétrante ; quand on em-ploiera les fruits, il faudra leschoisir nouvellement cueillis,bien murs , bien sains , d’ungoût, d’une couleur et d’uneodeur qui annoncent qu’ils n’ontencore rien perdu de leur qua-lité. Les bois résineux et aroma-

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