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Tome quatrième.
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tiques doivent être cho.isis pe Tsans, sans aubier, se précipi-tant au fond de l’eau ; ilsdoiventêtre pris du tronc des arbres demoyen âge ; celui des branchesn’est jamais si bon.

La filtration a pour objet derendre la liqueur claire , lim-pide, de la dégager de touteimpureté, et de lui donner unoeil agréable. Pour cet effet, onla passe à la chausse ou au pa-pier gris. Si du premier coup laliqueur ne passe pas bien claire,on recommence la filtration ,jusqu’à ce qu’elle paraisse par-faitement limpide dans le bocal.Quand la liqueur ne filtre quedifficilement, c'est une marqueque le papier ou la chausse sontengraissés par le svrop : il fautles changer et les laver ; mais iln’en faut venir là qu’à l’extré-mité, parce qu’en changeanttrop souvent le filtre , outreque l’on perd beaucoup de li-queur, on court risque de luidonner un mauvais goût ou del’altérer.

La clarification produit lemême effet que la filtration surles liqueurs devenues troubles etlaiteuses. Nous dirons un mol decette dernière opération, quandnous aurons donné un procédégénéral pour composer les li-queurs spiritueuses.

§ I er . Préparation des liqueurs

avec eau-de-vie ou esprit-de-

vin.

Le choix des substances aro-matiques sur lesquelleson ades-sein de travailler, étant fait, ils’agit d’en extraire, par une forte

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teinture, tous leurs principe*.Pour cet effet, il faut recourirà l’esprit-de-vin ou à l’eau-de-vie; mais il paraît qu’on doitdonner la préférence à l’eau-de-vie, qui, moins volatile, a plusd’action sur le tissu fibreux dessubstances végétales, pour dis-soudre les sels, séparer les par-ties solides, élargir les pores,et briser tous les obstacles quiservaient comme d’entraves auxparticules huileuses. Cependant,comme l’eait-de-vie est chargéed’un flegme dont la saveur etl’odeur sont fort désagréables,et qu’elle contient une huileétrangère très-susceptible d’ein-pyreume, le mieux serait demêler l’esprit-de-vin parfaite-ment rectifié avec une quantitésuffisante d’eau commune, et dole mettre, au moyen de cette ad-dition, au ton de l’eau-de-vie.Mais si, par économie, l’ons’en tient à l’eau-de-vie, il fautla choisir d’une bonne qualité,ni trop récente, ni trop vieille.On se donnera bien de garded’employer aucun vaisseau demétal pour l’infusion , la diges-tion ou la macération : il ne fautse servir que de vaisseaux degrais, de terre vernissée, ouplutôt de verre. On ne risquerien de faire durer l’infusionlong-temps ; huit jours parais-sent suffire : si cependant l’onétait bien pressé, on pourraitse contenter de trois ou quatrejours, en augmentant un peu lesdoses.

Après la macération, ils’agitde procéder à la distillation.L’on verse d’abord le mélangedans la cucurbite; ou la couvre