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de son chapiteau ; on place I’a-Jarnbic ainsi disposé sur le four-neau , et l’on donne le degré defeu convenable. La matière s’é-chauffe; les particules les plusvolatiles se détachent de lamasse totale; elles s’élèvent sousJa forme de vapeurs jusqu’auhaut du chapiteau, se rappro-chent, forment de petites massespar leur réunion, se résolventen gouttes; entraînées par leurpropre poids, tombent dans lecanal du chapiteau, et vont en-fin se rendre dans le mairas ourécipient adapté au bec du cha-piteau.
Pour empêcher l’évaporationdes vapeurs spiritueuscs pen-dant la distillation , il fautluterexactement toutes les jointuresdu vaisseau avec un lut conve-nable. Quand les vapeurs sontpeu corrosives, il suffit d’entou-rer les jointures des vaisseauxavec des bandes de papier en-duites de colle de farine , ouavec des bandes de vessie de co-chon qu’on a soin de mouillerauparavant. Quand on a affaireà des vapeurs plus pénétranteset plus dissolvantes, on se sertd’un lut fait avec de la pous-sière de chaux éteinte à l’air,que l’on mêle et que l’on réduiten pâte avec du blanc-d’œufbattu; on étend cette pâte surdes bandes de linge qu’on ap-plique exactement autour dela jointure des vaisseaux. Si l’onveut empêcher l’évaporationdes vapeurs salines, acides, cor-rosives , on se sert d’un lut gras,fait avec de l’argille très-sèche,réduite en poudre fine et passéepu tamis de soie, dont on fait 1
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une espèce de pâte , en la mê-lant dans un mortier avec unequantité suffisante d’huile delin, bien cuite auparavant avecde la litharge pour la rendresiccative : on recouvre ensuitele lut avec une bande de lingetrempée dans un mélange deblanc-d’œuf et de chaux viveéteinte à l’air, et l’on assure letout avec, une ficelle.
La règle générale de la dis-tillation est de faire tombergoutte à goutte dans le réci-pient, les vapeurs qui se résol-vent par la fraîcheur du chapi-teau , ce qui dépend de la gra-duation du feu; et cette règleest bonne lorsqu’on distille àl’alambic de verre ; mais quandon se sert d’alambic de métal, ilvaut beaucoup mieux distillerau petit filet. Dans la distilla-tion des drogues dont l’huileessentielle est fort pesante; parexemple, dans la distillation dela cannelle , la cohobation de-vient nécessaire , c’est - à - direqu’il faut verser dans la cucur-bite, par le petit canal destinéà cet usage, tout ce qui esttombé dans le récipient, etrecommencer sur de nouveauxfrais.
L’opération sera bien faite ,si de quatre bouteilles d’eau-de-vie ou d’une infusion quel-conque, on en retire deux quine sentent ni le flegme ni lefeu.
Pendant le cours de la distil-lation , on fait fondre deux li-vres de beau sucre dans deuxbouteilles d’eau de fontaine oude rivière, et jamais de puits:étant bien fondu, l’on en fait