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Tome quatrième.
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un syrop à froid, et lorsque ladistillation est achevée, ou mêle |les esprits avec le syrop et lesautres ingrédient prescrits pour :chaque liqueur; on remue bien ;le tout ; on le laisse reposer 24heures, plus ou moins ; puis 011filtre. _ 1

Il y a des gens qui aiment lesliqueurs fortes , vives , sèches ; .d’autres qui les aiment» plusmoelleuses, plus douces, plus ;tempérées : dans le premier cas,on diminue la dose d’eau et desucre; dans le second cas, 011 ■fait tout le contraire ; et si l’on !desire avoir des liqueurs en con -1sistance d’huile, et cependantavec une pointe un peu sensi-ble, ondiminuera la dose d’eau,et l’ou augmentera considéra-blement la dose de sucre.

Voilà donc à quoi se réduittout l’appareil nécessaire à faireles meilleures liqueurs: une cru-che pour l’infusion, un alambicsimple pour la distillation , uneterrine pour la composition, unentonnoir de papier gris ou unechausse pour la filtration.

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barras et les risques de la dis-tillation. Maïs il faut avoir unassorti ment de différentes huilesessentielles et bien condition-nées ; telles sont les huiles es-sentielles de cédra, de berga-motte, de citron , de fleur d’o-range , de cannelle, de girofle ,de genièvre, d’anis, de céleri ,de coriandre, de daucus ; deseaux simples de fleur d’orange,de rose, etc.; des syrops aro-matiques de toute espèce, ou dumoins une suffisante quantité desyrops simples , et composésseu lement d’égales parties d’eauet de sucre; enfin, l’on aura soinde se munir de bon esprit-de-vin parfaitement rectifié. Lorsdonc qu'on voudra composer uneliqueur quelconque, on prendraune cruche de grès ; on y verserala quantité que l’on voudra d’es-prit-de-vin, ensuite les huilesessentielles, et enfin le syrop.

: Si l’an emploie des eaux siui-j pies odorantes, on les fera tou-1 jours entrer dans la compositionj du syrop , ayant soin de diini-| nuer la dose d’eau commune en

§ II. Préparation des liqueurssans eau-de-vie ni esprit-de-vin , ou sans avoir Vembarrasde la distillation.

Il y a deux procédés; l’unconsiste à 11’employer que l’es-prit ardent des substances aro-matiques, même particulière-ment de certains fruits dont onveut que les liqueurs sentent le

Î iarfum ; nous l’avons indiqué à'article Marasquin ( voyez cemot ) : l’autre procédé a cetavantage, qu’il épargne lesem-

proportion de la dose d’eau odo-rante qu’on emploiera ; on mê-lera le tout; on laissera reposerle mélange pendant quelquesjours ; après quoi, s’il n’est pasparfaitement clair, 011 filtrera.C'est le moyen le plus sûr, leplus prompt et le plus facile decomposer des liqueurs fines ,fort approchantes des liqueursdistillées. Le grand point, danscette méthode , est de faire unecombinaison juste des ingré-diens aromatiques avec les li*queurs tant spiritueuses que su-crées : or, il n’y a que l’expé-