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perfections qu’il y avait ajou-tées, ce lit-ci avait de plus lacommodité de pouvoir être misen usage très-promptement dansles cas pressans, par la facilitéqu’on avait de le transporter etde le substituer aux lits ordi-naires sous toutes sortes d’im-périales. (Voyez Collect. Acad .,part.fr . , t. IX, p. 442 et 459. )En 1771, le sieur Garat, me-nuisier , construisit un lit mé-canique , dont les propriétésétaient d’asseoir le malade, d’é-lever à son gré sa tête ou sespieds, de le mettre sur le bassin,de le coucher tantôt sur te côtédroit, tantôt sur le côté gauche,de l’enlever dans une situationhorizontale à une assez grandehauteur, pour qu’on puisse faireson lit, changer ses draps sansle transporter ailleurs et mêmele toucher; en un mot, d’exé-cuter ces mouvemens sans bruit,sans secousse, par le secoursd’une seule personne, et mêmed’un enfant de dix ans. Tantd’avantages réunis doivent fairedesirer d’en connaître la méca-nique. Un grand châssis quiglisse verticalement à l’exté-rieur dans des rainures prati-quées aux colonnes , sert à sou-lever le malade quand ou veutfaire son lit. Ce châssis est garnid’un coutil qui y est attachéd’un côté par le moyen de bou-tons, et de l’autre par des bé-lières. Un second châssis, prati-qué dans l’intérieur, n’en oc-cupe que la moitié du côté duchevet; il porte, de même quele premier, un coutil, et sertà faciliter tous les autres mou-vemefcs qui s’exécutent de la
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manière suivante : Au pied dulit, on a pratiqué une boite dnnslaquelle sont renfermées cinqpoulies de bois fixement atta-chées à autant de roues dente-lées ; chacune de ces roues estconduite par un pignon parti-culier, dont l’axe, passant en-dehors de la boite, est taillécarrément pour recevoir uneclef: chacune de ces poulies estdestinée à chacun des mouve-mens; trois de ces poulies sontembrassées chacune par deuxcordes qui, par des poulies derenvoi, sont conduites dans lescolonnes qui sont creusées, tra-versent l'impériale et retom-bent perpendiculairement auxcoins au petitchassis. Lorsqu’onles met en mouvement, le châs-sis ne s’élève que d’un côté, soitdans le sens longitudinal, cequi place le malade soit sur lecôté droit ou sur le côté gau-che; soit dans le sens latitudi-nal, ce qui lui élève la partiesupérieure du corps ou l’assied;les deux autres poulies sont em-brassées par quatre cordes qui ,comme les autres, aboutissent,celles de l’une au petit châssis,celles de l’autre au grand. Enmettant celles-là en mouve-ment, on élève le petit châssis;ce qui procure la faculté de glis-ser le bassin sous le malade; enfaisant jouer celles-ci, on élèvehorizontalement le malade as-sez haut pour qu’on puisse faireson lit. ( Collection Acad ., part,franç ., t. XV, p. 4 ' o. )
Eu 1780, le sieur Mathieu,mécanicien, en exposa un dontvoici la construction :Un seulgrand châssis de la longueur du
lit,
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