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Tome quatrième.
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insérée dans le Recueil des marchines de P Académie , t. VI,p. 87, qui toutefois a des usagesplus étendus, et qui cependantest sujet à dépérir assez promp-tement par l’action du sel quepontient l’eau de la mer.

En 1768, le sieur Trottier,procureur au parlement, rueGuénégaud , a fait annoncerI dans les papiers publics, unemachine pour la conduite et di-rection des vaisseaux, propre àconnaître, nuit et jour, en touttemps, le degré de vitesse desvaisseaux, la quantité de lieuesparcourues et à parcourir, ladistance et les écarts

En 1772 l’Académiedes scien-ces de Bordeaux proposa poursujet du prix, la question sui-vante : « Quelle est la meilleuremanière de mesurer le sillageou la vitesse des vaisseaux enmer, indépendamment des ob-servations astronomiques et dela force du vent»? Le prix futremporté parM.Aubery, prieur-curé de N.-D. du Change, àMeaux , auteur d’une machinedont on trouve la descriptiontome IV du Supplément de l'En-cyclopédie , p. 977, sous le motTrochomètre, et la figure dansle volume de supplément desplanches, Architecture navale ,fig. 5 . A cette machine, propreà mesurer le sillage et la vitessedes vaisseaux en mer, l’auteur aajouté la propriété d’indiqueren tout temps l’angle de la dé-rive. Cet instrument a sur lelok l’avantage de ne craindreni l’alongement ni le raccour-cissement de la ficelle, ni leserreurs du sablier ( voyez mon-

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très marines ) ; de pouvoir être,par sa construction, à l’abri desinjures de l’aiç, et de pouvoirfaire l’opération tout aussipromptement et plus sûrementqu’avec le lok.

En 1779, M. de Bernières,contrôleurdes ponts et chaussées,proposa une machine composéede deux espèces de petits ba-teaux flottans et insubmersiblesqui lui servaient de base, etqui n’enfonçaient jamais dansl’eau que jusqu’aux deux tiersde leur hauteur. Ces deux ba-telets, assemblés par des barresde l'avant et de l’arrière, lais-saient entre eux un intervalle,dans lequel descendait une roueà aubes, soutenue par son ar-bre , qui portait au travers surles deux batelets. Cette machinedeyait être mise à l’eau et atta-chée librement à côté d’un na-vire pendant le temps qu’onvoulait observer sa vitesse. Lors-que le navire avance, l’eausemble aller en arrière, et doitpar conséquept former entreles deux batelets un coursier demoulin , qui, frappant les aubesde la roue, la fait tourner surelle-même. Cette machiné de-vait être proportionnée de ma-nière que la développée de sacirconférence, ou chacune desesrévolutions, valut une toise desillage.M.de Bernières avait im-planté au milieu d’une seule deses aubes, un petit bras avancéqui foulaitchaque fois que cetteaube passait sur le bout d’unebascule, laquelle, par l’autrebout, portant un marteau, frap-pait sur un timbre, ce qui an-nonçait chaque tour de roue. 11