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Tome quatrième.
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§ II. Lunettes pour observer lesoleil -

La vivacité de la lumière dusoleil nous empêche de l’obser-ver à l’œil simple, et il y a leplus grand danger pour la vueà l’observer avec nos lunettesordinaires; aussi est-on obligéd’adapter à ces lunettes desverres enfumés lorsqu’on veutcontempler le soleil, ou de re-cevoir son image sur un cartonour l’observer en sûreté. Maisobscurité des verres enfumésnuit à l’observation , et la dif-férente réfrangi bit i té des rayonsde cet astre rend son image con-fuse , lorsqu’on la reçoit au foyerd'un objectif sur un carton.Aussi la surface du soleil nousest-elle moins connue que celledes autres planètes.

M .de Buffon propose de faireusage d’une lu nette de cent piedsde long, et remplie d’eau entrel’oculaire et l’objectif. Avec unetelle lunette , la lumière de cetastre ne serait encore que tropforte après avoir traversé celteépaisseur d’eau, et on observe-rait à loisir et aisément, la sur-face de cet astre immédiate-ment, sans qu’il fût nécessairede se servir de verres enfumés ,ou d’en recevoir l’image sur uncarton ; avantage qu’aucune au-tre espèce de lunettes ne peutavoir. On serait à portée de re-connaître s’il y a dans cet astredes parties plus ou moins lumi-neuses que d’autres, s’il y a surta surface des inégalités, et dequelle espèce elles seraient, siles tachesilottentsurlasurface ,

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ou si eilesy sont tou tes constam-ment attachées, etc.

Il y nnraitseuleinent, conti-nue RI. de Buffon , quelque pe-tite différence dans la construc-tion de cette lunette solaire, sil’on veut qu’elle nous présentela face entière du soleil ; car enla supposant longue de centpieds , il faudra dans ce cas quele verre oculaire ait au moinsdix pouces de diamètre , parceque le soleil occupant plus d’undemi degré céleste, l’image for-mée par l’objectif à son foyer ,à cent pieds, aura nu moins cettelongueur de dix pouces, et quepour la réunir toute entière ilfaudra un oculaire de cette lar-geur, auquel on ne donneraitque vingt pouces de foyer pourle rendre aussi fort qu’il se pour-rait. Il faudrait aussi que l’ob-jectif, ainsi que l'oculaire, eûtdixpoucesde diamètre, a fin quel’image de l’astre, et l’image del’ouverture de la lunette, setrouvassent d’égale grandeur aufoyer.

La différente réfrangibilitédes rayons ne serait pas, à beau-coup près, entièrement corri-gée dans cette longue lunetteremplie d’eau; mais si cette li-queur pouvait , par l’additiondes sels, être rendue aussi denseque le verre, ce serait alors lamême chose que s'il n’y avaitqu’un seul verre à traverser, etsans doute qu'il y aurait plusd’avantagejà se servir de ces lu-nettes remplies d’eau , que delunettes ordinaires avec des ver-res enfumés. (Af. de Buffon, Sup-plément, t. II, p. 2?o).

§ III.