158
M A G
voyez aussi l'article Bélier hy-draulique ).
En 1780, M. Michel Missel,ancien machiniste-hydrauliquede l'impératrice de ïlussie,an-nonça au public des machinespropres à tirer l’eau des salineset des mines les plus profondes,et à la faire monter dans des ré-servoirs ;
D’autres, propres à faire mon-ter l’eau dans les prairies, enabondance ;
D’autres pour faire monterl’eau sur les plus hautes mon-tagnes ;
D’autres de pur amusement,telles que jets d’eau de table detoilette, soit en eau naturelle,soit en esprit-de-vin , lequelpeut être enflammé et donnerdes jets de feu sans mauvaiseodeur.
Le Journal Encyclopédique ,i er . octobre 1780, donne la des-cription d’un moulin hydrauli-que de l’invention de M. Bou-vier, mécanicien.
On trouve dans le Journal deParis, du 12juiilet 1780, lades-cription d’un moulin à vent des-tiné à fournir de l’eau dans lesijardins du château de Clichy-la-Garenne .
Le Journal des Inventions etDécouvertes , imprimé en 1793,t. II, p- 5 g, donne la descrip-tion d’une machine inventéepar M. Trouville , et propre àélever les eaux en tel volume ,à telle hauteur et à telle distanceque ce soit, sans pompe, piston,balancier,rouage ni mécanique.L’air est le principal moteur quiélève l’eau. Des réservoirs pla-cés les uns au-dessus des autres,
M A C
depuis le niveau de la sourcej usqu’au point où on veut porterl’eau , surmontés chacun d’unaspirateur qui communique paruntuyau vertical avec le réser-voir inférieur le plus voisin, etpar un tuyau honsonlal avec leréservoir supérieur , contien-nent assez d'air alternativementcomprimé et dilaté, à mesureque i’eau s’élève ou qu’elle s’é-chappe, pour la porter , de ré-servoir en réservoir, jusqu’à lahauteur qu’on desire. C’est leprincipe delà fontaine de Héronappliqué à cette machine. (V.Belier hydraulique ).
N°. 10. Machines à augets, ouchapelet à augets.
On sait que les pompes nepeuvent enlever les eaux fan-geuses sans en être obstruées,ce qui fait préférer les machinesà augets pour les épuisemens.Ces machines sont ainsi nom-mées à cause de petits vases ougodets de bois ou autre matièrelégère, montés d’ordinaire surdeux cordes ou sur deux chaînes,et disposés à-peu-près commedes grains de chapelet.
En 178?., M. Crépiu , ingé-nieur-géographe, fit annouterdans le Journalde la Blancherie,ji.8, 32 , une machine à éleverl’eau par le moyeu d'un cha-pelet à augets. Elle offrait cecide particulier, que les augets,tenant l’un à l’autre par uuocharnière, étaient arrondis par-dessous , suivant la courbure»d’une lanterne sur laquelle ilss’engrenaient. Cette lanterneétait mise çn mouvement àl’aided’uue grande roue, à l’ius-.